J'adore les poireaux... mais je déteste la géométrie.

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J'adore les poireaux... mais je déteste la géométrie.

Cette plante herbacée vivace à rhizome fait partie de la famille des aristolochiacées. Je sais... ce n'est pas très beau comme nom mais c'est ainsi. En plus, elle est TOXIQUE (toutes ses parties sont vénéneuses). Enfin, elle dégage un parfum désagréable. C'est a peu près tout pour le négatif !

C'est une plante herbacée vivace à rhizome et à tige dressée de 20 à 60 cm que l'on rencontre un peu partout en France le long des routes, dans les friches, près des jardins cultivés. Celle-ci était le long du Cher, près d'un jardin en Touraine. Les feuilles (vert clair) sont larges, alternes, de forme cordée. A l'aisselle de ces feuilles, on trouve les fleurs (hermaphrodites), jaunes, étirées en forme de trompette (juin à octobre). Ces fleurs dégagent une odeur fétide qui attire les insectes pollinisateurs. Le fruit est une capsule pendante à 6 loges.
L'aristoloche clématite a été cultivée pendant longtemps pour ses vertus médicinales.
Le mot aristoloche me fait penser à la fois aux aristochats... et à Folcoche (curieuse association). Ses autres noms communs ou vernaculaires, comme disent les gens savants, sont : pipe, fanterne, poison de terre...
Le POLYGONUM JAPONAIS, est une calaminté au même titre que la jussie car cette grande plante invasive à croissance rapide, appelée aussi bambou japonais, prend la place de toutes les autres plantes et se multiplie à la vitesse V (rien à voir et ne pas confondre avec la renouée des oiseaux, la renouée persicaire...).
Importée d'Asie du S.E en 1939 comme plante ornementale, elle s'est rapidement propagée dans pratiquement toute la France au point de mettre en danger l'équilibre de nos écosystèmes (elle est devenue l'ennemi public végétal n° 1 en Angleterre). Elle se rencontre au bord des routes et des chemins, sur les talus, les terres incultes ou cultivées, dans les marais, les forêts, et surtout le long des canaux et des rivières.

Elle produit des tiges creuses, hautes parfois de plusieurs mètres (3 m), comparables un peu à des tiges de bambou. Les feuilles sont belles, larges et pointues, triangulaires, vert foncé et les fleurs blanches (août/septembre).

Elle ne se reproduit pas grâce à ses fleurs mais par ses racines qui peuvent descendre à plus de 3 m de profondeur et qui sont si grosses qu'il faut parfois une scie pour les couper. Et tant qu'il reste un bout de racine, la plante se reproduira. Sa croissance rapide, les toxines qu'elle secrète au niveau des racines, la densité des tiges créant un véritable mur végétal et empêchant les autres plantes de pousser... en font un terrible danger surtout pour nos rivières. Les traitements aux herbicides chimiques ne semblent qu'endormir la plante et actuellement les recherches portent plutôt sur la lutte biologique, avec les dangers que cela peutt présenter pour les autres plantes. Il reste la solution de couper les jeunes tiges régulièrement mais c'est lassant... et puis ça ne règle pas le problème de la propagation des racines.
Conclusion : avant d'installer la renouée du Japon dans un jardin, y réfléchir à 10 fois !