05.11.2009

LA CATANANCHE BLEUE (astéracées)

Avec cette plante qui fleure bon le soleil, nous restons dans le Sud de la France, où elle est très fréquente (bords des chemins, garrigue). Elle est appelée aussi cupidone (servait à fabriquer des philtres d'amour...), fleur des amoureux, chante cigale et cigalou en Provence, à cause du bruit que font les écailles des fleurs séchées lorsqu'on les frotte ensemble.

 

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C'est une vivace de 50 à 70 cm de haut, aux tiges rigides et poilues, et aux magnifiques fleurs bleues brillantes et translucides, avec plusieurs rangs de ligules terminées en dents de scie et de longueurs inégales et des tons plus sombres au centre. Les étamines sont jaune d'or. Ces inflorescences sont solitaires et se referment le soir.

 

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Et ce n'est pas tout car après la floraison apparaît un bouton écaillé très décoratif et bien joli pour intégrer dans un bouquet de fleurs séchées.

Pour vous ...

 

03.11.2009

LA ROQUETTE SAUVAGE (brassicacées)

Nous allons aujourd'hui dans le pays de Véron, le Midi de la France, avec la roquette sauvage, ou roquette jaune, ou riquette, ou herbe de la Sainte Barbe, ou herbe puante... Avec le temps qu'il fait en ce moment à Senlisse, ça nous changera un peu !

 

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On la rencontre le long des chemins, dans les lieux incultes, en bord de mer. Au printemps, on ne la distingue pas toujours très bien car elle pousse en touffe mais on la reconnaît beaucoup plus facilement quand elle fleurit grâce à son odeur et à la couleur jaune souffre de ses fleurs à 4 pétales (en avril et une autre fois en septembre). Elle atteint alors 40 cm de haut (ma photo a été prise en Ardèche en septembre dernier).

 

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Cette roquette a une saveur... forte que certains aiment et que d'autres détestent. En général, on la mélange à d'autres salades ou en condiment dans les sauces. Elle est tonique, digestive et diurétique (riche en sels minéraux, en souffre, en vitamine C...) et même, parait-il, aphrodisiaque.

Enfin, il faut signaler que la roquette du jardin fleurit blanc veiné de pourpre et qu'il existe aussi une roquette maritime à fleurs roses, également piquante et en plus, bien entendu, salée.

 

 

01.11.2009

LE CHATAIGNIER (2)

Voici donc, comme promis, la suite du châtaignier.

Ses feuilles sont caduques, simples, alternes, lancéolées, à dents  pointues presque piquantes, avec une nervure centrale marquée. Vert changeant avec les saisons. Pétiole court. L'écorce du tronc est crevassée, brun foncé, parfois en spirale.

Le fruit est la bogue, verte puis brunissante, hérissée de fines épines souples. A maturité, cette bogue s'ouvre pour libérer une à trois graines brun acajou (châtaignes). sommet avec faisceau de styles desséchés (octobre/novembre). Intérieur compact, blanc ivoire.

 

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Dans les Cévennes, on rencontre encore parfois les clèdes (séchoir à châtaignes). Ce sont des constructions adossées au terrain en pente, sur 2 niveaux (on faisait le feu au premier niveau et les châtaignes séchaient au dessus, grâce à la fumée).

Le bois, qui est dur et imputrescible, servait autrefois pour fabriquer les tonneaux et les bois de mine. Il est encore utilisé en menuiserie, pour la couverture des bâtiments, et en artisanat (castagnettes). On fabrique aussi des paniers avec les jeunes tiges.

Il paraît que les araignées ne tissent jamais leur toile sur les tiges de châtaignier... car le bois est riche en tanins.

C'est fini au sujet de ce bel arbre sous lequel on trouve (parfois) de magnifiques cèpes ! Rien que pour cela, je l'aime...

28.10.2009

LE CHATAIGNIER (fagacées)

Après le noyer, voici un arbre et surtout un fruit, la châtaigne, qui marque chaque année l'automne. C'est bientôt la fin, alors parlons en un peu.

Le châtaignier, parfois surnommé l'arbre du pauvre, l'arbre à pain, ou encore l'arbre de vie, mesure 25 à 30 m de haut, est originaire du Caucase et a été introduit en France par... les Romains (encore eux !). Il a été cultivé pendant longtemps (Cévennes) car les châtaignes sont un aliment très nourrissant pour l'homme et aussi les écureuils, les sangliers, les mulots... qui en font leur quotidien le moment venu. Les châtaignes sont revenus un peu à la mode avec les marrons glacés, les farines, la confiture, la liqueur et les feuilles servent aussi à emballer et parfumer un savoureux fromage de chèvre, le banon.

En général, on ne fait guère attention aux fleurs de cet arbre alors que certaines années de floraison intense (juin/juillet), c'est un véritable régal pour les yeux avec les très nombreux chatons, de couleur jaune passant ensuite au brun. Il s'agit des fleurs mâles et les fleurs femelles se situent à la base des chatons (un peu comme les noisetiers). Très nombreuses étamines et photo ci-dessous avec les deux sexes, mais sans l'odeur caractéristique... et étonnante.

 

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J'ai encore plein de choses à vous dire au sujet du châtaignier mais pour ne pas vous lasser, ce sera une prochaine fois :-)

26.10.2009

LA REINE DES PRES (rosacées)

Comment ais-je pu oublier dans mon herbier virtuel la reine des prés (ou barbe de chèvre, ou spirée) alors que cette grande et belle vivace pousse dans ma rue à Senlisse, près de l'ancienne ferme du Moulin d'Aulne ?

Cette grande et belle plante vivace se voit de loin (elle mesure 70 à 150 cm de haut) et se trouve souvent en touffes dans les prés et fossés humides. Les feuilles sont alternes, divisées en nombreuses folioles dentées, vertes dessus et blanchâtre dessous, à odeur de concombre lorsqu'on les froisse, selon certains auteurs (mais ce n'est pas très évident...).

 

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Les inflorescences (juin à août), compactes, sont constituées de petites fleurs, blanc crème, à 5 ou 6 pétales, très odorantes (odeur de miel), qui attirent de nombreux insectes et les abeilles. Etamines plus longues que les pétales. Fruits très caractéristiques , arrondis et torsadés en spirale les uns autour des autres (d'où le nom spirée).

On cueille les sommités fleuries (en début de floraison) en raison des propriétés de la reine des prés connues depuis fort longtemps. La plante est diurétique, antirhumatismale, sudorifique. C'est le remède type de la grippe, des refroidissements et des douleurs diverses. L'aspirine a été mise au  point à partir des recherches effectuées sur l'un des composants de la plante : l'acide salycilique. Je me souviens avoir déja "parlé" de ça dans mon ancien blog...

Il paraît que les fleurs se mangent en beignets comme celle du faux accacia (robinier) ou du sureau. Enfin, ses racines teignent la laine en brun.

22.10.2009

L'ARISTOLOCHE CLEMATITE (aristolochiacées)

Cette plante herbacée vivace à rhizome fait partie de la famille des aristolochiacées. Je sais... ce n'est pas très beau comme nom mais c'est ainsi. En plus, elle est TOXIQUE (toutes ses parties sont vénéneuses). Enfin, elle dégage un parfum désagréable. C'est a peu près tout pour le négatif !

 

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C'est une plante herbacée vivace à rhizome et à tige dressée de 20 à 60 cm que l'on rencontre un peu partout en France le long des routes, dans les friches, près des jardins cultivés. Celle-ci était le long du Cher, près d'un jardin en Touraine. Les feuilles (vert clair) sont larges, alternes, de forme cordée. A l'aisselle de ces feuilles, on trouve les fleurs (hermaphrodites), jaunes, étirées en forme de trompette (juin à octobre). Ces fleurs dégagent une odeur fétide qui attire les insectes pollinisateurs. Le fruit est une capsule pendante à 6 loges.

L'aristoloche clématite a été cultivée pendant longtemps pour ses vertus médicinales.

Le mot aristoloche me fait penser à la fois aux aristochats... et à Folcoche (curieuse association). Ses autres noms communs ou vernaculaires, comme disent les gens savants, sont : pipe, fanterne, poison de terre...

 

20.10.2009

LA RENOUEE DU JAPON (polygonacées)

Le POLYGONUM JAPONAIS, est une calaminté au même titre que la jussie car cette grande plante invasive à croissance rapide, appelée aussi bambou japonais, prend la place de toutes les autres plantes et se multiplie à la vitesse V (rien à voir et ne pas confondre avec la renouée des oiseaux, la renouée persicaire...).

Importée d'Asie du S.E en 1939 comme plante ornementale, elle s'est rapidement propagée dans pratiquement toute la France au point de mettre en danger l'équilibre de nos écosystèmes (elle est devenue l'ennemi public végétal n° 1 en Angleterre). Elle se rencontre au bord des routes et des chemins, sur les talus, les terres incultes ou cultivées, dans les marais, les forêts, et surtout le long des canaux et des rivières.

 

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Elle produit des tiges creuses, hautes parfois de plusieurs mètres (3 m), comparables un peu à des tiges de bambou. Les feuilles sont  belles, larges et pointues, triangulaires, vert foncé et les fleurs blanches (août/septembre).

 

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Elle ne se reproduit pas grâce à ses fleurs mais par ses racines qui peuvent descendre à plus de 3 m de profondeur et qui sont si grosses qu'il faut parfois une scie pour les couper. Et tant qu'il reste un bout de racine, la plante se reproduira. Sa croissance rapide, les toxines qu'elle secrète au niveau des racines, la densité des tiges créant un véritable mur végétal et empêchant les autres plantes de pousser... en font un terrible danger surtout pour nos rivières. Les traitements aux herbicides chimiques ne semblent qu'endormir la plante et actuellement les recherches portent plutôt sur la lutte biologique, avec les dangers que cela peutt présenter pour les autres plantes. Il reste la solution de couper les jeunes tiges régulièrement mais c'est lassant... et puis ça ne règle pas le problème de la propagation des racines.

Conclusion : avant d'installer la renouée du Japon dans un jardin, y réfléchir à 10 fois !

01.10.2009

LE LYCOPE D'EUROPE (lamiacées)

Encore une plante des marais, des fossés, des bords de rivière, et des bois humides. On l'appelle aussi patte-de-loup ou chanvre d'eau. C'est une vivace de 20 à 100 cm de haut que j'ai rencontré plusieurs fois autour de Senlisse et qui est reconnaissable assez facilement avec ses tiges carrées, raides et ramifiées géométriquement.

 

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Les feuilles d'un joli vert sont opposées, et profondément dentées (plus que celles de l'ortie dioïque). Quant aux fleurs (juillet à septembre), elles sont plutôt petites, blanches, marquées de rouge à l'intérieur et groupées au niveau de chaque paire de feuilles supérieures. Calice à 5 dents pointues. 2 étamines dépassant la corolle.

Les spores sèches de cette plante constitue un remède classique de l'homéopathie (lycopodium) et soigne notamment le foie, le tube digestif,la peau, le système nerveux... et la prostate.

 

 

29.09.2009

LA DIGITALE POURPRE (scrophulariacées)

C'est une bisannuelle fréquente (mais absente dans le SE de la France) à la haute tige dressée (jusqu'à 1,50 m) que l'on trouve au bord des chemins et des routes, dans les bois clairs, les landes, en sol acide et dans les jardins car sa fleur est très décorative. Mais attention, toute la plante est TRES TOXIQUE et son absorption peut entraîner la mort !

 

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Les feuilles, qui ressemblent un peu à celles de la consoude, sont simples, alternes, d'un beau vert pâle (les inférieures, en rosette) et duveteuses. Les fleurs (mai à septembre) sont disposées en épis, constitués de corolles de 4 à 5 cm de long, pourpre rosé, bordées de blanc avec des taches sombres à l'intérieur, toutes tournées d'un seul côté, vers la lumière.  Chaque corolle comprend 5 pétales soudés. Il y a 5 sépales, 4 étamines. Le fruit est une capsule.

 

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C'est une plante médicinale qui est cultivée en plein champ. On en tire la digitaline qui présente un grand intérêt notamment en cardiologie : ralentit le pouls, régularise l'activité cardiaque. Les substance à base de digitale sont également diurétiques mais ont la propriété de s'accumuler dans l'organisme.

 

 

24.09.2009

LA RONCE BLEUATRE (rosacées)

C'est la fin des mûres et les gelées succulentes sont rangées dans l'armoire pour l'hiver (en espérant qu'il en restera quelques pots à ce moment là...). Mais connaissez vous la fausse mûre, ou ronce bleuâtre ? J'en vois de moins en moins souvent le long des chemins et voici donc le prétexte pour en "parler" aujourd'hui puisque je l'ai photographiée cette semaine.

 

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C'est comme la mûre mais la plante a des tiges plus courtes (0,20 à 0,80 cm) avec des rameaux cylindriques grêles garnis de beaucoup d'aiguillons mous. Les fruits (septembre) sont en bouquets terminaux composés de grains agglomérés peu nombreux (souvent 3 à 5, parfois 1) et plus gros que ceux de la mûre. La couleur de ces grains est tout à fait belle et ils sont recouverts d'une pruine qui leur donne un ton gris-bleu et mat remarquable (comme les prunelles). A l'intérieur, il y a une graine un peu rouge, en forme de virgule.

La fleur est blanche en petits bouquets dressés. 5 sépales et 5 pétales fripés. Nombreuses étamines à longs filets blancs et anthères verdâtres.

Enfin, il faut préciser que comme la mûre, le fruit se mange mais qu'il est acidulé (et puis, il faut encore plus de temps pour les ramasser...)

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