20.11.2009
LE COGNASSIER (2)
Comme promis, voici donc la suite du cognassier.

Le fruit, comme chacun sait, est le coing. Il arrive à maturité à l'automne et ne se mange cru que blet (comme les nèfles). Il est alors jaune, très odorant, et recouvert d'un fin duvet. Sa forme ressemble un peu, en plus gros, à celle d'une une poire parfois bosselée. On en fait des confitures, des gelées, des gâteaux, de la liqueur (ratafia) et bien entendu des pâtes de fruits (un peu trop sucrées à mon goût...mais permet de bien apprécier le goût particulier). Dans certains pays, il est aussi utilisé comme légume pour faire la soupe.
Les graines étaient utilisées comme remède contre la toux ainsi que pour les maladies d'estomac et des intestins. De plus, le coing est riche en fibres.
Enfin, il est surtout cultivé dans l'est de la France.
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18.11.2009
LE COGNASSIER (rosacées)
Cet arbre de dimension modeste est originaire de l'Asie centrale et de culture fort ancienne. J'aime beaucoup sa fleur et c'est la principale raison de ma note d'aujourd'hui.
C'est un arbuste qui peut mesurer jusqu'à 8 m de hauteur, à forme ronde, à feuilles caduques, ovoïdes, alternes, avec des poils cotonneux et denses sur la face inférieure.

Ses fleurs sont grandes (jusqu'à 5 cm) et belles, odorantes, blanches et roses. Elles apparaissent au mois de mai, parfois en même temps que les feuilles. Je parie que ça vous en bouche un... coing !!! Pardon.
La suite (le fruit, la gelée...) au prochain numéro.
02:35 Publié dans Arbres et arbustes | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arbres, nature, coings, photos
01.11.2009
LE CHATAIGNIER (2)
Voici donc, comme promis, la suite du châtaignier.
Ses feuilles sont caduques, simples, alternes, lancéolées, à dents pointues presque piquantes, avec une nervure centrale marquée. Vert changeant avec les saisons. Pétiole court. L'écorce du tronc est crevassée, brun foncé, parfois en spirale.
Le fruit est la bogue, verte puis brunissante, hérissée de fines épines souples. A maturité, cette bogue s'ouvre pour libérer une à trois graines brun acajou (châtaignes). sommet avec faisceau de styles desséchés (octobre/novembre). Intérieur compact, blanc ivoire.

Dans les Cévennes, on rencontre encore parfois les clèdes (séchoir à châtaignes). Ce sont des constructions adossées au terrain en pente, sur 2 niveaux (on faisait le feu au premier niveau et les châtaignes séchaient au dessus, grâce à la fumée).
Le bois, qui est dur et imputrescible, servait autrefois pour fabriquer les tonneaux et les bois de mine. Il est encore utilisé en menuiserie, pour la couverture des bâtiments, et en artisanat (castagnettes). On fabrique aussi des paniers avec les jeunes tiges.
Il paraît que les araignées ne tissent jamais leur toile sur les tiges de châtaignier... car le bois est riche en tanins.
C'est fini au sujet de ce bel arbre sous lequel on trouve (parfois) de magnifiques cèpes ! Rien que pour cela, je l'aime...
10:14 Publié dans Arbres et arbustes, Fruits et baies sauvages | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, arbres, photos, herbier
28.10.2009
LE CHATAIGNIER (fagacées)
Après le noyer, voici un arbre et surtout un fruit, la châtaigne, qui marque chaque année l'automne. C'est bientôt la fin, alors parlons en un peu.
Le châtaignier, parfois surnommé l'arbre du pauvre, l'arbre à pain, ou encore l'arbre de vie, mesure 25 à 30 m de haut, est originaire du Caucase et a été introduit en France par... les Romains (encore eux !). Il a été cultivé pendant longtemps (Cévennes) car les châtaignes sont un aliment très nourrissant pour l'homme et aussi les écureuils, les sangliers, les mulots... qui en font leur quotidien le moment venu. Les châtaignes sont revenus un peu à la mode avec les marrons glacés, les farines, la confiture, la liqueur et les feuilles servent aussi à emballer et parfumer un savoureux fromage de chèvre, le banon.
En général, on ne fait guère attention aux fleurs de cet arbre alors que certaines années de floraison intense (juin/juillet), c'est un véritable régal pour les yeux avec les très nombreux chatons, de couleur jaune passant ensuite au brun. Il s'agit des fleurs mâles et les fleurs femelles se situent à la base des chatons (un peu comme les noisetiers). Très nombreuses étamines et photo ci-dessous avec les deux sexes, mais sans l'odeur caractéristique... et étonnante.

J'ai encore plein de choses à vous dire au sujet du châtaignier mais pour ne pas vous lasser, ce sera une prochaine fois :-)
15:08 Publié dans Arbres et arbustes | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, arbres, photos, herbier
14.10.2009
LE NOYER (2)
Comme promis, voici la suite du noyer, de la famille des juglandacées.
Il fleurit seulement après 15/20 ans et ses fleurs apparaissent avant les feuilles, au printemps (avril). Les fleurs mâles naissent de gros bourgeons. Ce sont des chatons (ressemblent vaguement à celles du noisetier mais en plus grand et gros) qui poussent sur le bois de l'année précédente. Les fleurs femelles sont beaucoup plus petites (pistil terminé par un stigmate en deux parties) et apparaissent sur les pousses de l'année. Vous connaissiez les noix mais je suis prêt à parier que vous n'aviez jamais prêté attention aux fleurs...

Le fruit (noix) est une drupe qui se détache à maturité (septembre/octobre) et la récolte dure environ 3 semaines. Les cerneaux de noix sont enfermés dans une coquille en bois laquelle est elle-même enfermée dans une enveloppe épaisse, le brou. Le brou de noix sert à teindre les bois mais il est de plus en plus remplacé par l'extrait de cassel. Un seul noyer peut produire jusqu'à 50 kg et on si l'on ne mange pas tout... on peut extraire une huile très parfumée, ou bien du savon ou encore un apéritif, des gâteaux et j'en passe. Quant au bois (très recherché), il sert à fabriquer des meubles et des crosses de fusil (je ne chasse pas...).
Les noix, c'est bon et en plus c'est tout à fait bénéfique pour la santé car riches en oméga 3, en minéraux, en vitamines E et B1, en fibres. Ne pas en abuser cependant car elles irritent les gencives... et ne sont pas spécialement recommandées pour la ligne. C'est une plante médicinale active qui a aussi des propriétés astringentes, toniques, dépuratives...
Il paraît que le noyer n'est jamais touché par la foudre. J'espère qu'il ne s'agit pas d'une information "à la noix" comme on en trouve parfois sur le web... Vrai ? Faux ?
Enfin, le cultivateur de noix s'appelle un nuciculteur et le verger de noix, une noyeraie. Et le gland de Jupiter ?
09:44 Publié dans Arbres et arbustes, Fruits et baies sauvages | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, arbres, photos, noix
12.10.2009
LE NOYER (juglandacées)
Chaque année, j'attends avec impatience la fin du mois de septembre, c'est à dire... l'époque des noix fraîches. Hummmmmm !

Le noyer est un arbre importé d'Asie, présent un peu partout en France, y compris à l'état sauvage, à croissance lente mais pouvant atteindre 250 ans.
Il est majestueux (15 à 25 m de haut), le plus souvent isolé, en pleine lumière, et excluant sous sa ramure tous les végétaux pouvant lui faire concurrence pour l'eau, la lumière et les éléments nutritifs. Un sacré égoïste !
Cette faculté, il la doit à une substance toxique (juglone) qui empêche les autres plantes de germer et de croître autour de lui et à proximité. Elle est contenue dans les feuilles qui dégagent une odeur caractéristique si on les froisse. Elle passe dans le sol au moment de leur chute ou par lessivage quand il pleut. Cette même substance donnerait des migraines et de la fièvre aux humains quand ils séjournent sous un noyer et il existe un dicton selon lequel "sous un noyer, garde-toi de te coucher". Donc, ne pas batifoler à l'ombre d'un noyer...
Son port est impressionnant, houppier arrondi, aéré. Tronc droit, lisse puis crevassé longitudinalement. Feuillage caduc, grandes feuilles alternes, composées de 7 à 11 folioles ovales, plus grandes en haut.

Le noyer ne craint pas le froid (sauf les bourgeons floraux qui sont sensibles au gel) mais il redoute la chaleur et la sécheresse. Il aime les sols humifères, frais et bien drainés. Normal pour un noyer :-)
Il y a beaucoup à dire sur le noyer. La suite, ce sera donc pour la prochaine fois.
Dernière nouvelle : 391 visites hier sur FLORE DE SENLISSE... alors que j'étais absent depuis plus d'une semaine et que la dernière note était donc ancienne. La raison de cette affluence : beaucoup de recherches des internautes sur les champigons. Normal à cette époque !
J'aime bien, mais je me demande si je ne devrais pas repartir puisque tout va pour le mieux quand je ne suis pas là :-)))
07:05 Publié dans Arbres et arbustes, Fruits et baies sauvages | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, arbre, noix, photos
20.08.2009
LE CORNOUILLER MALE (2)
J'ai déja parlé du cornouiller mâle ici, au mois de mars dernier, au moment de la floraison de cet arbre. Et bien voici maintenant, comme promis, le fruit : la cornouille, ou corme, ou cuerne.

Les cornouilles sont donc là, avec même un peu d'avance cette année. Elles sont comestibles nature quand elles viennent à maturité c'est à dire quand les drupes virent au rouge brillant puis au rouge-bordeaux (elles tombent parfois avant). Elles sont alors acidulées mais peuvent être aussi mangées en compote et en gelée.
Elles ressemblent un peu aux olives, oblongues, aplaties aux deux extrémités, longues de 15 à 20 mm. La pulpe est rouge et contient un gros noyau allongé marqué de 4 raies. Celui-ci permet son identification car la confusion est possible avec plein d'autres fruits d'arbrisseaux ou de plantes pas toujours comestibles : la douce-amère, certains sorbiers, les aubépines, le tamier...
09:03 Publié dans Arbres et arbustes, Plantes à fleurs jaunes | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, arbres, baies, photos
18.08.2009
LA CHLOROSE
L'autre jour, en forêt, j'ai découvert un arbre aux feuilles curieuses.

Il s'agit, c'est plus que probable, d'un chêne (il en existe plusieurs centaines d'espèces). Mais pourquoi ces différences de tonalité sur les feuilles ? Maladie ? Petite ou grosse soif ? Carence ? Vieillissement précoce ?
J'avais ma petite idée sur la question... mais elle était fausse. J'ai posé la question sur le forum d'un site très pratique relatif aux plantes sauvages (pas besoin d'inscription, réponse rapide...). Il s'agit très vraissemblablement d'une CHLOROSE, c'est à dire d'une maladie assez courante (souvent, chez les rosiers) qui se traduit par une décoloration dûe à un manque de chlorophyle dans les feuilles. Et ceci par suite d'un défaut dans le mécanisme de la photosynthèse provoqué par une carence dans le sol, le plus souvent en fer. Ce peut être aussi un manque de magnésium, de manganèse, d'azote, de zinc...
Mais c'est bien sûr !!! Et moi qui croyait que ce chêne avait une grosse soif ! Ma curiosité est désormais étanchée... Celle d'Hauliche aussi.
16:02 Publié dans Arbres et arbustes | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, feuilles, herbier, photos
10.08.2009
LE SUREAU NOIR (caprifoliacées)
J'ai déja parlé ici du sureau rouge et du sureau yèble... Aujourd'hui, c'est du sureau noir (sambucus nigra) dont il est question, ou grand sureau, ou sambuc, ou suin.
Il faut tout d'abord indiquer qu'il s'agit d'un arbre ou arbuste (2 à 10 m de haut), ornemental, à feuilles caduques que l'on trouve souvent près des maisons, dans les bois, les haies, un peu partout en terrains gras. Il est le premier dont les bourgeons éclosent, parfois au mépris du gel, avant même parfois le printemps. Ses branches à l'écorce crevacée sont remplies d'une moelle blanchâtre très tendre et constituent un refuge pour nombre d'oiseaux dont les passereaux. Quant aux feuilles, vert sombre, elles sont grandes (20 à 25 cm), ovales, dentées, et divisées en 5 à 7 folioles.
Les inflorescences (juin/juillet), en ombelles (10 à 20 cm de diamètre) sont constituées de très nombreuses petites fleurs dressées, odorantes, hermaphrodites, d'un beau blanc jaunissant en séchant. Calice à 5 sépales pointus, corolle bien ouverte à 5 pétales arrondis, 5 étamines à grosses anthères jaune citron.

Les fruits (août/septembre), très nombreux, sont en grappes lourdes et le plus souvent pendantes. Baies rougeâtre devenant ensuite noires, luisantes, à peau mince, de 5 à 7 mm de diamètre, généralement sphériques, avec pas de chair mais un jus rouge vineux et 3 ou 4 pépins aplatis, arrondis d'un côté, pointus de l'autre.

Avec ces baies juteuses, on confectionne des gelées, des marmelades, des jus, des sirops, des vins... et le rob. Attention, elles ont un effet purgatif à forte dose. Pour les recettes, c'est ici (beignets...)
Attention aussi à ne pas le confondre le sureau noir avec le sureau yèble, beaucoup plus petit en taille, dont les grappes noires ne se consomment pas et qui sont toujours dressées alors que celle du sureau noir sont pendantes, leur poids faisant plier les tiges vers le bas.
A la maison, j'ai un "bouffadou" ramené il y a longtemps du Limousin (tige de sureau évidée de sa moelle servant à attiser le feu en soufflant dedans).
02:52 Publié dans Arbres et arbustes, Plantes à fleurs blanches | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, fleurs, baies sauvages, herbier
28.04.2009
L'AULNE GLUTINEUX (bétulacées)
J'aime la nature, les ruisseaux, les arbres. J'habite rue du Moulin d'Aune, et il y a des aulnes au bout de ma rue. Il était donc logique que je vous "parle", un jour ou l'autre, de l'aulne glutineux (ou aune, ou verne ou vergne).
Le nom même de cet arbre signifie "bord de l'eau" et on le trouve en général en zone humide, non loin des eaux vives. Il est en si grand nombre dans le Massif Central qu'il a donné son nom à l'Auvergne.
On le reconnaît facilement grâce à ses fruits visibles toute l'année et caractéristiques : ce sont des petites pommes de pin miniature qui pendent par grappes de 3 ou 4. Début mars, en général, il fleurit et les fleurs femelles se transformeront ensuite en mini pommes de pin. Elles resteront sur l'arbre toute l'année suivante.

Le tronc est crevassé et peut atteindre une trentaine de mètres. Les feuilles sont vertes, luisantes dessus, ovales et dentées. Il est parfois l'hôte d'un petit oiseau , le tarin des aulnes, qui se nourrit principalement des semences.
L'aulne glutineux, grâce à son puissant réseau de racines, stabilise les rives des cours d'eau menacés par l'érosion. Il a aussi la propriété de fixer l'azote de l'air (le long de ses racines existent de petites billes blanches dues à l'activité de bactéries vivant en symbiose avec l'arbre). Oui, oui !
Son bois, jaune à l’abattage, s’oxyde rapidement en prenant une coloration rougeâtre. Immergé dans l’eau, il devient imputrescible alors qu'à l'air, il pourrit très rapidement. On s’en servait autrefois pour confectionner des canalisations, des gouttières, des tonneaux, des pieux de fondations. Venise serait en partie construite sur des pilotis en bois d'aulne (et d'orme). C’est un bois tendre et léger, qui se travaille facilement (fabrication de sabots, échelles, chaises...). Il est aussi considéré comme un excellent fourrage et augmenterait la production des vaches qui en consommeraient. Enfin, quand on le brûle, il dégage une très forte chaleur.
J'ai été un peu long... mais c'était l'arbre de ma rue !!!
04:17 Publié dans Arbres et arbustes, Plantes tinctoriales | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, arbres, photos

