Son autre nom commun : violette de mars. Sa floraison précoce et son parfum délicat (en principe, car parfois inodore) permettent de ne pas la confondre avec d'autres violettes comme la violette des bois, la violette de Rivin... Elles sont toutes aussi belles les unes que les autres et en plus, la confusion serait sans danger. Elle apparaît en général peu de temps après le tussilage, le plus pressé à fleurir après les froidures de l'hiver.

On la trouve Généralement au bord des chemins, des haies, dans les bois, près des habitations, partout où le sol est riche. Très fréquente.
C'est une vivace à stolons émettant des rejets, de 5 à 15 cm. Il n'y a pas de tiges, les feuilles et les fleurs sortent directement du rhizome (mars à mai). Les feuilles sont en rosette, forme de coeur, finement dentées, avec un long pétiole. Les fleurs (1 à 1,5 cm), également longuement pédonculées, violet foncé à centre blanc ou entièrement blanches, 5 pétales dont 2 pétales supérieurs dressés. A l'arrière de la fleur, il y a un éperon creux.

On cueille la fleur de violette, et la feuille, pour les manger en salade car elle sont comestibles et riches en vitamines C et A (et un peu laxatives). En infusion, la violette fluidifie et facilite l'évacuation des sécrétions bronchiques, et calme la toux. On peut aussi préparer une excellente liqueur, du sirop ou des bonbons en faisant confire les fleurs.
Autrefois, la violette était traditionnellement associée à la mort.
