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arbres

  • LE TULIPIER COMMUN

    Bonjour ! La première fois que j'ai remarqué ce grand arbre qui peut atteindre 50 m de haut et qui est originaire d'Amérique du Nord (tulipier de Virginie), c'était dans une forêt du Pays Basque. Mais on le rencontre aussi, le plus souvent, dans la plupart des parcs et jardins des grandes villes car ses feuilles sont originales et ses fleurs tout à fait décoratives.

    Les feuilles sont caduques, simples, alternes, avec une forme caractéristique. On dirait qu'elles sont tronquées, et qu'il en manque un morceau.

     

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    Les fleurs terminales (mai-juin) sont très belles mais passent parfois inapperçues car la couleur des pétales (jaune/vert avec de l'orange à la base) est proche de celle des feuilles. Elles sont dressées et ont une forme de cloche ou de tulipe, avec des étamines nombreuses. Il faut attendre une quinzaine d'années pour voir la première fleur, mais ça vaut la peine d'être patient. On peut les admirer en ce moment dans le parc du château de Rambouillet, ou encore dans celui du château De Neuville à Gambais. Le fruit est une samare simple.

     

    Hebergeur d'image

     

     

     

  • L'ARBRE DE JUDEE

    C'est un arbre petit (moins de 10 mètres) que l'on nomme aussi tamarinier, caroubier... Il ne pousse pas à Senlisse mais j'ai voulu tout de même mettre une photo de lui car il est assez original et en plus, on pouvait le voir en fleurs dans certaines grandes villes en avril et encore ces jours derniers.

    Les fleurs (roses) poussent sur le tronc et les branches.

     

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    Selon la croyance, Judas se serait pendu à cet arbre... et les fleurs seraient les larmes du Christ.

    Vous remarquerez... j'espère, la couleur des murs de l'immeuble en parfaite harmonie avec les fleurs de cet arbre :-)

  • L'ORME CHAMPETRE (ulmacées)

    C'est aussi sous d'autres noms communs qu'il est connu : ormeau, orme rouge... et il existe une bonne trentaine d'espèces. Mais la graphiose a décimé la plupart des ormes depuis plusieurs dizaines d'années et la grande sécheresse de 1976 leur a été également fatale.

    C'est un arbre à feuilles caduques qui pousse vite, qui peut atteindre 30 m de haut et vivre jusqu'à 500 ans (sans graphiose...). Il aime bien les sols riches et frais (il y en a au moins un à Senlisse, près de la rivière). On le reconnaît facilement en hiver quand ses feuilles sont tombées car les rameaux sont disposés "en arrêtes de poissons" par rapport aux branches principales. Les fleurs, petites, rouge foncé et nombreuses, apparaissent dès février et avant les feuilles. Celles-ci sont vert foncé, dentées, alternes, asymétriques à leur base (c'est typique pour l'identification), avec des nervures très marquées et rectilignes.

    Quant aux fruits (comme le frêne et l'érable), ce sont des samares . Ils (Elles) sont également très caractéristiques et jolis (jolies) de mon point de vue. Ils (Elles) apparaissent en avril. Les ailes arrondies entourent la graine qui est au milieu.

     

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    Le bois de l'orme (tout comme celui de l'aulne) est imputrescible. Le pont Rialto de Venise serait soutenu par des poteaux en orme.

    Enfin, cet orme possède de nombreuses vertus médicinales et il était utilisé traditionnellement pour soigner notamment les dermatoses. Et plein d'autres maux...

  • LE COGNASSIER (rosacées)

    Cet arbre de dimension modeste est originaire de l'Asie centrale et de culture fort ancienne. J'aime beaucoup sa fleur et c'est la principale raison de ma note d'aujourd'hui.

    C'est un arbuste qui peut mesurer jusqu'à 8 m de hauteur, à forme ronde, à feuilles caduques, ovoïdes, alternes, avec des poils cotonneux et denses sur la face inférieure.

     

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    Ses fleurs sont grandes (jusqu'à 5 cm) et belles, odorantes, blanches et roses. Elles apparaissent au mois de mai, parfois en même temps que les feuilles. Je parie que ça vous en bouche un... coing !!! Pardon.

    La suite (le fruit, la gelée...) au prochain numéro.

  • LE CHATAIGNIER (2)

    Voici donc, comme promis, la suite du châtaignier.

    Ses feuilles sont caduques, simples, alternes, lancéolées, à dents  pointues presque piquantes, avec une nervure centrale marquée. Vert changeant avec les saisons. Pétiole court. L'écorce du tronc est crevassée, brun foncé, parfois en spirale.

    Le fruit est la bogue, verte puis brunissante, hérissée de fines épines souples. A maturité, cette bogue s'ouvre pour libérer une à trois graines brun acajou (châtaignes). sommet avec faisceau de styles desséchés (octobre/novembre). Intérieur compact, blanc ivoire.

     

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    Dans les Cévennes, on rencontre encore parfois les clèdes (séchoir à châtaignes). Ce sont des constructions adossées au terrain en pente, sur 2 niveaux (on faisait le feu au premier niveau et les châtaignes séchaient au dessus, grâce à la fumée).

    Le bois, qui est dur et imputrescible, servait autrefois pour fabriquer les tonneaux et les bois de mine. Il est encore utilisé en menuiserie, pour la couverture des bâtiments, et en artisanat (castagnettes). On fabrique aussi des paniers avec les jeunes tiges.

    Il paraît que les araignées ne tissent jamais leur toile sur les tiges de châtaignier... car le bois est riche en tanins.

    C'est fini au sujet de ce bel arbre sous lequel on trouve (parfois) de magnifiques cèpes ! Rien que pour cela, je l'aime...

  • LE CHATAIGNIER (fagacées)

    Après le noyer, voici un arbre et surtout un fruit, la châtaigne, qui marque chaque année l'automne. C'est bientôt la fin, alors parlons en un peu.

    Le châtaignier, parfois surnommé l'arbre du pauvre, l'arbre à pain, ou encore l'arbre de vie, mesure 25 à 30 m de haut, est originaire du Caucase et a été introduit en France par... les Romains (encore eux !). Il a été cultivé pendant longtemps (Cévennes) car les châtaignes sont un aliment très nourrissant pour l'homme et aussi les écureuils, les sangliers, les mulots... qui en font leur quotidien le moment venu. Les châtaignes sont revenus un peu à la mode avec les marrons glacés, les farines, la confiture, la liqueur et les feuilles servent aussi à emballer et parfumer un savoureux fromage de chèvre, le banon.

    En général, on ne fait guère attention aux fleurs de cet arbre alors que certaines années de floraison intense (juin/juillet), c'est un véritable régal pour les yeux avec les très nombreux chatons, de couleur jaune passant ensuite au brun. Il s'agit des fleurs mâles et les fleurs femelles se situent à la base des chatons (un peu comme les noisetiers). Très nombreuses étamines et photo ci-dessous avec les deux sexes, mais sans l'odeur caractéristique... et étonnante.

     

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    J'ai encore plein de choses à vous dire au sujet du châtaignier mais pour ne pas vous lasser, ce sera une prochaine fois :-)

  • LE NOYER (2)

    Comme promis, voici la suite du noyer, de la famille des juglandacées.

     

    Il fleurit seulement après 15/20 ans et ses fleurs apparaissent avant les feuilles, au printemps (avril). Les fleurs mâles naissent de gros bourgeons. Ce sont des chatons (ressemblent vaguement à celles du noisetier mais en plus grand et gros) qui poussent sur le bois de l'année précédente. Les fleurs femelles sont beaucoup plus petites (pistil terminé par un stigmate en deux parties) et apparaissent sur les pousses de l'année. Vous connaissiez les noix mais je suis prêt à parier que vous n'aviez jamais prêté attention aux fleurs...

     

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    Le fruit (noix) est une drupe qui se détache à maturité (septembre/octobre) et la récolte dure environ 3 semaines. Les cerneaux de noix sont enfermés dans une coquille en bois laquelle est elle-même enfermée dans une enveloppe épaisse, le brou.  Le brou de noix sert à teindre les bois mais il est de plus en plus remplacé par l'extrait de cassel. Un seul noyer peut produire jusqu'à 50 kg et on si l'on ne mange pas tout... on peut extraire une huile très parfumée, ou bien du savon ou encore un apéritif, des gâteaux et j'en passe. Quant au bois (très recherché), il sert à fabriquer des meubles et des crosses de fusil (je ne chasse pas...).

     

    Les noix, c'est bon et en plus c'est tout à fait bénéfique pour la santé car riches en oméga 3, en minéraux, en vitamines E et B1, en fibres. Ne pas en abuser cependant car elles irritent les gencives... et ne sont pas spécialement recommandées pour la ligne. C'est une plante médicinale active qui a aussi des propriétés astringentes, toniques, dépuratives...

     

    Il paraît que le noyer n'est jamais touché par la foudre. J'espère qu'il ne s'agit pas d'une information "à la noix" comme on en trouve parfois sur le web... Vrai ? Faux ?

     

    Enfin, le cultivateur de noix s'appelle un nuciculteur et le verger de noix, une noyeraie. Et le gland de Jupiter ?

     

  • LE CORNOUILLER MALE (2)

    J'ai déja parlé du cornouiller mâle ici, au mois de mars dernier, au moment de la floraison de cet arbre. Et bien voici maintenant, comme promis, le fruit : la cornouille, ou corme, ou cuerne.

     

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    Les cornouilles sont donc là, avec même un peu d'avance cette année. Elles sont comestibles nature quand elles viennent à maturité c'est à dire quand les drupes virent au rouge brillant puis au rouge-bordeaux (elles tombent parfois avant). Elles sont alors acidulées mais peuvent être aussi mangées en compote et en gelée.

    Elles ressemblent un peu aux olives, oblongues, aplaties aux deux extrémités, longues de 15 à 20 mm. La pulpe est rouge et contient un gros noyau allongé marqué de 4 raies. Celui-ci permet son identification car la confusion est possible avec plein d'autres fruits d'arbrisseaux ou de plantes pas toujours comestibles : la douce-amère, certains sorbiers, les aubépines, le tamier...

  • L'AULNE GLUTINEUX (bétulacées)

    J'aime la nature, les ruisseaux, les arbres. J'habite rue du Moulin d'Aune, et il y a des aulnes au bout de ma rue. Il était donc logique que je vous "parle", un jour ou l'autre, de l'aulne glutineux (ou aune, ou verne ou vergne).

    Le nom même de cet arbre signifie "bord de l'eau" et on le trouve en général en zone humide, non loin des eaux vives. Il est en si grand nombre dans le Massif Central qu'il a donné son nom à l'Auvergne.

    On le reconnaît facilement grâce à ses fruits visibles toute l'année et caractéristiques : ce sont des petites pommes de pin miniature qui pendent par grappes de 3 ou 4. Début mars, en général, il fleurit et les fleurs femelles se transformeront ensuite en mini pommes de pin. Elles resteront sur l'arbre toute l'année suivante.

     

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    Le tronc est crevassé et peut atteindre une trentaine de mètres. Les feuilles sont vertes, luisantes dessus, ovales et dentées. Il est parfois l'hôte d'un petit oiseau , le tarin des aulnes, qui se nourrit principalement des semences.

    L'aulne glutineux, grâce à son puissant réseau de racines, stabilise les rives des cours d'eau menacés par l'érosion. Il a aussi la propriété de fixer l'azote de l'air (le long de ses racines existent de petites billes blanches dues à l'activité de bactéries vivant en symbiose avec l'arbre). Oui, oui !

    Son bois, jaune à l’abattage, s’oxyde rapidement en prenant une coloration rougeâtre. Immergé dans l’eau, il devient imputrescible alors qu'à l'air, il pourrit très rapidement. On s’en servait autrefois pour confectionner des canalisations, des gouttières, des tonneaux, des pieux de fondations. Venise serait en partie construite sur des pilotis en bois d'aulne (et d'orme). C’est un bois tendre et léger, qui se travaille facilement (fabrication de sabots, échelles, chaises...). Il est aussi considéré comme un excellent fourrage et augmenterait la production des vaches qui en consommeraient. Enfin, quand on le brûle, il dégage une très forte chaleur.

    J'ai été un peu long... mais c'était l'arbre de ma rue !!!

     

     

  • LE SUREAU ROUGE (caprifoliacées)

    Tout le monde ou presque connaît le sureau noir (sambucus nigra), arbuste aux fleurs blanc crème et odorantes, très fréquent. Et bien je vous présente aujourd'hui un autre sureau, beaucoup plus rare dans nos régions (en principe, il vit essentiellement en montagne) : le sureau rouge (sambucus racemosa), ou sureau à grappes, ou sureau corail, ou sureau sylvestre.

     

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    C'est un arbuste de 2 à 4 m plus petit que le sureau noir. Rameaux à morelle blanchâtre puis jaune brunâtre.

    A l'inverse du sureau noir et du sureau yèble, les fleurs apparaissent un peu avant ou en même temps que les feuilles. Elles s'ouvrent plus tôt en saison (avril/mai) que les fleurs du sureau noir. Ce sont des inflorescences en grappes ovales et serrées à l'extrémité des rameaux, hermaphrodites, petites, très nombreuses et jaune verdâtre. Cinq pétales et cinq étamines avec anthères colorées.

     

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    Quant aux feuilles, elles sont caduques, composées, opposées, vert sombre dessus, plus claires dessous, mates sur les deux faces.

    J'ai rencontré ce sureau rouge en assez grand nombre, non loin d'un sentier forestier, entre l'étang des Noés et Port Royal des Champs (Yvelines). Je le trouve particulièrement décoratif et je tenterais bien quelques petites boutures à l'automne prochain. Pour voir... ce qu'il donnerait à côté du sureau pourpre de Miss B.

    Bien entendu, le moment venu (juin/juillet), je vous montrerai les fruits de ce sureau rouge (si lres oiseaux ne sont pas passés avant moi !). Enfin, si vous voulez plus de détails sur les sureaux, vous pouvez vous rendre chez Sambuca, ma correspondante particulière pour les sureaux... qui a bien voulu m'aider pour l'identification.