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  • LE LIERRE TERRESTRE (lamiaciées)

    Bien entendu, il n'y a aucun rapport avec le lierre grimpant dont il a été déja question ici.

    Le lierre terrestre ou herbe de Saint Jean, rondelette, couronne de terre, est une petite plante vivace rampante de 10 à 30 cm que l'on rencontre dans les bois, sur les talus ombragés, jusque sur les vieux murs. Sa tige principale s'enracine à chaque noeud et s'étend ainsi sur le sol avec des tiges florifères dressées. Les feuilles sont opposées et situées à chaque noeud, longuement pétiolées, en forme de coeur, à dents arrondies (un peu comme l'alliaire officinal), parfois velues.

     

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    Les fleurs (bleues ou violettes, parfois roses ou blanches) sont disposées le plus souvent par par 2 ou 3 à l'aisselle des feuilles les plus hautes et sont tachées de rouge sur la lèvre inférieure. Elles sont odorantes, apparaissent de mars à juin et sont toutes tournées d'un même côté. Les étamines blanches dessinent un "X" caractéristique sur la lèvre supérieure (signé X...). Le fruit est formé de 4 akènes lisses.

     

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    Les jeunes feuilles sont comestibles mélangées à d'autres salades mais avec modération car elles contiennent (à faible dose) une molécule ... toxique. Et oui !

  • LES MORILLES (2)

    Depuis plusieurs jours, Miss B. disait que c'était un temps à MORILLES. Et moi, je répondais que l'hiver avait été rude, que la nature était en retard d'au moins 15 jours, que... Et bien, elle avait raison. "ELLES" sont bien là.

     

    morilles   2010.jpg

     

    Lundi matin, en allant cueillir des jacinthes des bois pour faire un bouquet, elle a trouvé en quelques minutes 7 morilles. De quoi rendre jaloux le chercheur de champignons le plus zen !

    Il n'est pas dans mes habitudes de dévoiler les secrets (surtout lorsqu'ils ne m'appartiennent pas) et je ne dirai donc rien sur le lieu de cette découverte. Je voudrais cependant donner quelques renseignements utiles (peut-être...) pour avoir une petite chance de trouver des morilles :

    - être patient et persévérant, avoir bon pied et surtout bon oeil, passer au bon endroit au bon moment ...

    - chercher plus particulièrement sous les frênes, les ormes, les charmes, les noisetiers, les peupliers...

    - dans l'herbe au bord des talus, de la route, dans les haies, dans le lierre rampant, dans les sols contenant du sable...

    - dans les décombres, à l'emplacement d'anciens feux, contre les murs...

    La morille étant capricieuse, rare et recherchée, je vous souhaite bonne chance. En ce qui me concerne, je n'ai rien trouvé hier matin... Grrr !

    Attention, je rappelle que crues, les morilles sont TOXIQUES.

  • LE HETRE TORTILLARD

    Ce hêtre tortillard est une curiosité et un mystère de la nature pour qui connaît bien le hêtre commun, tout droit, grand, majestueux et pas tortueux pour un sou. Et bien le hêtre tortillard, c'est tout le contraire. Il est plus petit avec un tronc tortueux, des branches et des rameaux tordus et retombants qui lui donnent un port singulier, un peu comme un parapluie... ou échevelé comme certains le matin, au saut du lit. Il pousse aussi plus lentement, mais vit plus longtemps.

     

    nature,arbres,photos

      

    Il semblerait que les branches, très contournées, se frottent puis se soudent. Les branches basses dépérissent et se cassent pas suite du manque de lumière sous le "parasol" quand il y a les feuilles.

    Il se reproduit comme... l'autre, c'est à dire qu'il produit des graines fertiles (faines). Semées, elles vont produire des "tortillards", et des hêtres communs. Mais il se reproduit aussi et c'est une particularité, par marcottage, ses branches basses s'enracinant facilement dans la terre.

    On trouve ce hêtre tortillard en grand nombre (plus de 800) dans la forêt de Verzy, près de Reims. Ce sont les "faux de Verzy" (du latin fagus=hêtre). Mais il en existe aussi quelques spécimens en Lorraine (forêt de Rémilly), en Bretagne, en Auvergne, en Allemagne et en Scandinavie. Et rien à Senlisse !

    Certains ont attribué l'étrange silhouette des faux à une malédiction... à un virus ou une bactérie, au marcottage.  Mais il semblerait plutôt qu'il s'agit d'une mutation génétique, vraisemblablement naturelle. C'est maintenant une espèce protégée car pendant longtemps, cet arbre n'ayant aucune valeur économique à cause de sa forme, les hommes l'ont utilisé comme bois de chauffe.

    Etre ou ne pas être... pour les vrais faux de Verzy ! Pardon, c'était trop tentant :-)