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  • HYPHOLOME EN TOUFFES (strophariacées)

    Jusqu'à maintenant, il n'y a pas beaucoup de champignons dans les bois de Senlisse et dans la région. Comme je le disais précédemment, pas assez d'eau et nuits froides en septembre... C'est sans doute aussi la raison pour la quelle cette année les feuilles tombent des arbres tôt dans la saison.

    Malgré tout, on trouve ce champignon très commun, du printemps jusqu'à l'automne, notamment en touffes épaisses sur les souches pourries, dans les bois de feuillus.

    Le chapeau est d'un beau jaune de souffre, souvent un peu roussâtre au centre. Les lamelles, jaunes à reflets verdâtres, deviennent brunes foncées à maturité. Le pied est grêle, élancé, nuancé de roux à la base. Sa chair, jaune, au goût (paraît-il...) très amer, le rend immangeable. Il est même suspecté de toxicité.

     

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    Inutile donc de le goûter !!! Je compte sur vous...

  • LA BRYONE DIOIQUE (cucurbitacées)

    Encore une baie sauvage très TOXIQUE, dans toutes ses parties. Elle a beaucoup d'autres noms communs : couleuvre, fausse coloquinte, gros navet, herbe aux femmes battues, navet du diable, racine des vierges, vigne blanche, vigne du diable...

    Elle est très fréquente dans les haies, broussailles, lisières des bois, grillages de clôtures. En octobre, les feuilles sont presque toujours tombées et la bryone fait penser à une guirlande ou un collier de perles rouges.

     

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    C'est une herbacée vivace, dioïque, à tubercule, très grimpante (jusqu'à 4/5 m), à poils raides, avec à chaque feuille une vrille qui s'accroche à tout ce qui est à sa portée. La tige est vert clair avec des lignes longitudinales vert plus foncé.

    Les feuilles sont en général à 5 lobes avec le central un peu plus grand. Les fleurs sont vert/jaunâtre, en bouquets et en clochettes (mai/juillet).

     

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    Les baies sont jaune/verdâtre puis rouge mat, sphériques, contenant un jus à l'odeur forte et 2 à 8 pépins (septembre/octobre).

    La confusion est possible avec le tamier.

  • LA GUEDE, OU PASTEL (brassicacées ou crucifères)

    Pour une fois, je vais donner le nom latin de ma plante mystérieuse. C'est le pastel des teinturiers, ou isastis tinctoria, et cette plante est appréciée depuis la préhistoire pour ses propriétés tinctoriales (certaines parties peuvent servir à préparer des colorants et des teintures).

    C'est une bisannuelle qui pousse au bord des routes et dans les friches (terrains calcaires). La première année, elle produit seulement une rosette de feuilles ovales. Au printemps suivant, une tige violacée s'érige avec des feuilles bleu, en fer de lance et de plus en plus petites vers le sommet (80 à 100 cm de hauteur). Les fleurs d'un jaune vif (avril à juillet) sont en large parapluie épanoui, avec 4 sépales et 4 pétales. Si on les froisse, elles dégagent une odeur de radis (c'est la parente fourragère du navet, colza, choux et radis). Les fruits sont des siliques, pendantes. Propriétés antiscorbutiques et cicatrisantes.

    Si cette plante assez ordinaire me plait autant, c'est avant tout pour son histoire et pour le bleu naturel et exceptionnel que l'on peut obtenir après d'astreignantes transformations des feuilles. Il s'agit bien entendu du bleu des volets de ma dernière note (1er indice).

    Ce pastel a été cultivé de longue date et la fabrication des boules de pâte confectionnées avec les feuilles broyées ("coques" ou "coquagnes") qui servaient à préparer les bains colorants apporta la richesse au XVIème siècle dans tout le sud-ouest, vers Albi et surtout Toulouse. D'ou l'origine de l'espression "pays de cocagne".

    Mais cette prospérité ne dura pas toujours. La concurrence d'autres pays ainsi que la chimie finirent par venir à bout de cette fabrication laborieuse et difficile. Lentement, la culture du pastel fut abandonnée.

    Mais en 1994, un couple d'esthètes s'installe à Lectoure dans le Gers. Ils sont séduits par le bleu du pastel. Des recherches sont alors entreprises, des champs sont replantés et après trois ans d'efforts, un nouveau procédé artisanal de fabrication du fameux pigment voit le jour. C'est le pigment bleu de Lectoure, d'une pureté exceptionnelle. Henri Lambert, un belge passionné et son épouse, américaine, fondent une société et déclinent divers produits : beaux arts, décoration, mode, peinture...

     

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    Elle est pas belle mon histoire, même si la plante est un peu banale ? Pour finir, je précise que Lectoure est une ville située sur l'un des chemins que les Jacquets empruntent pour se rendre à Compostelle (2ème indice). Bon courage Pierre, tu approches (message personnel...)