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baies sauvages

  • LA RONCE BLEUATRE (rosacées)

    C'est la fin des mûres et les gelées succulentes sont rangées dans l'armoire pour l'hiver (en espérant qu'il en restera quelques pots à ce moment là...). Mais connaissez vous la fausse mûre, ou ronce bleuâtre ? J'en vois de moins en moins souvent le long des chemins et voici donc le prétexte pour en "parler" aujourd'hui puisque je l'ai photographiée cette semaine.

     

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    C'est comme la mûre mais la plante a des tiges plus courtes (0,20 à 0,80 cm) avec des rameaux cylindriques grêles garnis de beaucoup d'aiguillons mous. Les fruits (septembre) sont en bouquets terminaux composés de grains agglomérés peu nombreux (souvent 3 à 5, parfois 1) et plus gros que ceux de la mûre. La couleur de ces grains est tout à fait belle et ils sont recouverts d'une pruine qui leur donne un ton gris-bleu et mat remarquable (comme les prunelles). A l'intérieur, il y a une graine un peu rouge, en forme de virgule.

    La fleur est blanche en petits bouquets dressés. 5 sépales et 5 pétales fripés. Nombreuses étamines à longs filets blancs et anthères verdâtres.

    Enfin, il faut préciser que comme la mûre, le fruit se mange mais qu'il est acidulé (et puis, il faut encore plus de temps pour les ramasser...)

  • LE SUREAU NOIR (caprifoliacées)

    J'ai déja parlé ici du sureau rouge et du sureau yèble... Aujourd'hui, c'est du sureau noir (sambucus nigra) dont il est question, ou grand sureau, ou sambuc, ou suin.

    Il faut tout d'abord indiquer qu'il s'agit d'un arbre ou arbuste (2 à 10  m de haut), ornemental, à feuilles caduques que l'on trouve souvent près des maisons, dans les bois, les haies, un peu partout en terrains gras. Il est le premier dont les bourgeons éclosent, parfois au mépris du gel, avant même parfois le printemps. Ses branches à l'écorce crevacée sont remplies d'une moelle blanchâtre très tendre et constituent un refuge pour nombre d'oiseaux dont les passereaux. Quant aux feuilles, vert sombre, elles sont grandes (20 à 25 cm), ovales, dentées, et divisées en 5 à 7 folioles.

    Les inflorescences (juin/juillet), en ombelles (10 à 20 cm de diamètre) sont constituées de très nombreuses petites fleurs dressées, odorantes, hermaphrodites, d'un beau blanc jaunissant en séchant. Calice à 5 sépales pointus, corolle bien ouverte à 5 pétales arrondis, 5 étamines à grosses anthères jaune citron.

     

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    Les fruits (août/septembre), très nombreux, sont en grappes lourdes et le plus souvent pendantes. Baies rougeâtre devenant ensuite noires, luisantes, à peau mince, de 5 à 7 mm de diamètre, généralement sphériques, avec pas de chair mais un jus rouge vineux et 3 ou 4 pépins aplatis, arrondis d'un côté, pointus de l'autre.

     

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    Avec ces baies juteuses, on confectionne des gelées, des marmelades, des jus, des sirops, des vins... et le rob. Attention, elles ont un effet purgatif à forte dose. Pour les recettes, c'est ici (beignets...)

    Attention aussi à ne pas le confondre le sureau noir avec le sureau yèble, beaucoup plus petit en taille, dont les grappes noires ne se consomment pas et qui sont toujours dressées alors que celle du sureau noir sont pendantes, leur poids faisant plier les tiges vers le bas.

    A la maison, j'ai un "bouffadou" ramené il y a longtemps du Limousin (tige de sureau évidée de sa moelle servant à attiser le feu en soufflant dedans).

     

  • LE NOISETIER (corylacées)

    Les chatons, c'est à dire les fleurs mâles du noisetier, sont de retour depuis un moment déja et ils répandent (ou vont répandre) leur pollen allergisant mais aussi bien utile aux abeilles à la fin de l'hiver.
     
    Les fleurs femelles, elles, sont beaucoup plus discrètes et passent souvent inaperçues sauf si on y regarde de plus près et cela vaut la peine. Elles se trouvent sur les rameaux, ressemblent à un petit bourgeon d'où émerge un minuscule bouquet de pistils rouges.
     
     

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    Les feuilles de cet arbuste sont grandes, caduques, simples, alternes, en forme de coeur, irrégulières, grossièrement dentées, vert foncé, plus claires dessous. Quant aux fruits, les noisettes, ce sont des fruits sauvages bien connus de tous... et aussi des écureuils, des oiseaux, des chevreuils. Elles sont dans une coque dure, ovale, pointue, fauve, "habillée d'une jupe à franges".
     
    Le noisetier (ou coudrier) est un arbuste à nombreuses branches, souples, dressées, partant du sol, de 3 à 5 m de haut. Son écorce est fine, brune, puis gris argenté avec l'âge. Il pousse le long des chemins, dans les haies, en taillis dans les sous-bois clairs et est souvent planté dans les jardins.
     
    Les enfants se servent servaient de ses tiges flexibles pour fabriquer des arcs (aujourd'hui, ils préfèrent les jeux vidéos...). Les branches fourchues étaient utilisées aussi par les sourciers, pour détecter la présence de l'eau souterraine.
     
     
    Bien entendu, les noisettes sont comestibles nature, fraîches ou séchées, grillées ou salées, en apéritif, en confiserie, en pâtisserie, en glace, en liqueur. Et il y a l'huile, pour faire une bonne vinaigrette (à mélanger avec de l'huile ordinaire dans la proportion d'un tiers) et des fines herbes.
     
     
     
    Le noisetier occupe une place à part dans l'imaginaire humain de par son utilisation par les sourciers et les chercheurs d'or. Cette tradition serait rattachée à la symbolique de fertilité qui lui était attribuée (à cause de l'abondance des noisettes qu'il produit). Par un étrange effet d'attraction des semblables, il attirerait à lui deux autres symboles de fertilité, soit l'eau de source et les métaux ayant maturé dans le ventre de la terre.
     
     
    Dans les traditions, il paraît que l'expression "casser des noisettes" désignait l'élan amoureux et que c'est de cette tradition que ce serait inspiré Tchaîkovski pour créer son célèbre ballet. Pourquoi pas...
     

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  • LA MORELLE NOIRE (solanacées)

    Il y a quelques mois, j'avais "parlé" ici de la morelle douce-amère aux fruits rouges (je vais essayer de ne plus faire la faute !). Aujourd'hui, je vous présente la morelle noire, aux fruits ... noirs. Elle a un autre nom : tue-chien. Dans la même famille, on trouve la tomate, l'aubergine et la pomme de terre.

     

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    C'est une annuelle, plutôt petite, de 20 à 60 cm, glabre ou un peu poilue, à l'odeur... pas très agréable. Je l'ai trouvée au bord d'un champ de maïs à l'automne dernier, mais on la rencontre aussi fréquemment dans les terrains vagues, les décombres.

    Les feuilles sont ovales, et entières. Quant aux fleurs (hermaphrodites) elles sont en bouquets, blanches à anthères jaunes (juin à octobre). Les baies (1 cm maximum) sont vertes puis noires avec de très nombreux petits pépins (septembre/octobre) et TOXIQUES, surtout quand elles sont vertes.

     

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    Confusion possible avec la belladone et la parisette.

     

  • LE HOUX (aquifoliacées)

    Le houx dont je veux vous parler aujourd'hui, c'est l'ilex aquifolium. Il est bien connu, c'est un arbrisseau pouvant devenir arbuste et même petit arbre (1 à 10 m de hauteur), vivant généralement dans les sous-bois ombreux, souvent sous les hêtres.

    Les feuilles persistantes, simples, sont alternes, rigides et même coriaces, avec des dents épineuses terminées par une pointe acérée jaunâtre. Elles sont vert foncé, brillantes comme vernies dessus mais mâtes dessous.

     

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    On peut remarquer que sur les rameaux supérieurs (quand on est très grand...), les feuilles sont parfois planes, non ondulées, avec peu ou sans pointe acérée. Les fleurs (discrètes) sont blanc crème (6 à 8 mm) à 4 pétales, extrémité arrondie et teintée de rose (mai-juin). Privilège spécial, voici en même temps les fleurs et les fruits, et je parie que vous n'aviez jamais vu de près une fleur de houx.

     

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    Les fruits sont des drupes charnues de 7 à 10 mm, rouge à maturité, contenant 4 ou 5 graines (novembre-décembre mais cette année, il y en avait parfois dès le mois d'octobre). L'ingestion des fruits n'entraîne pas de troubles sérieux car la toxicité est faible mais elle est plus importante chez l'enfant et en cas d'ingestion massive.

    Ce houx est dioïque, c'est à dire qu'il y a des houx mâles et des houx femelles. Seules les formes femelles portent les baies rouges si décoratives et appréciées au moment de Noël. Vous savez maintenant pourquoi certains houx ont des petites boules rouges et d'autres pas... Encore une belle parure réservée à la gent féminine :-)

    Il existe plus de 400 espèces de houx aux couleurs diverses et décoratives ce qui en fait un arbuste d'ornement très intéressant pour les jardins. En plus, presque tous gardent leurs feuilles en hiver...

  • LE NEFLIER D'ALLEMAGNE (rosacées)

    Des nèfles, j'en rencontre assez rarement lors de mes balades dans la nature. Celles-ci étaient en bordure du bois de Méridon, au dessus de Saint Rémy les Chevreuse, à quelques kilomètres seulement de SENLISSE (photo d'octobre dernier).

    Les nèfles, ou culs-de-chien, ou mesles, sont probablement les seuls fruits que la nature nous permet de cueillir et de consommer frais en hiver.

     

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    C'est un arbuste (ou arbre) de 3 à 5 m, tortueux, à croissance lente qui vit dans les bois et forêts claisemées, les chemins, les haies. Les fleurs (mai-juin) sont blanches, isolées, grandes (40 mm, avec 5 pétales, 5 sépales, 30 à 40 étamines à anthères brun violacé. Les feuilles sont caduques (la photo remonte à septembre), simples, légèrement dentées, assez grandes (6 à 12 cm), vert mat dessus, duveteuses dessous.

    Les fruits (nèfles) sont jaune puis brun mat à maturité après être passés par plein de belles couleurs chaudes (ocre, miel, brun, cuivre...). Comme forme, ils ressemblent un peu au fruit de l'églantier mais en plus rond et plus gros (25 à 30 mm). Ils sont déprimés et entouirés des restes des 5 sépales. La chair brune pâteuse est molle à maturité et contient 5 noyaux aplatis (novembre à janvier).

    Ca se mange, nature ou en confiture mais il est recommandé d'attendre les premières gelées pour que les nèfles soient bien mûres, molles et un peu blettes.

     

     

     

     

     

     

     

  • LE GUI (loranthacées)

    Le gui (viscum album) est aussi appelé vert de pommier, bois de la Sainte Croix, bouchon... et ce n'est pas toujours facile à attraper, mais je l'ai fait pour vous :-).

    C'est un sous-arbrisseau vivace qui forme des touffes sur certains arbres (essentiellement pommiers, peupliers et beaucoup plus rarement le chêne). Son suçoir traverse l'écorce de l'arbre et atteint la sève dont il se nourrit. Par contre, il produit sa chlorophylle et ses sucres. C'est la raison pour la quelle on dit que c'est un semi parasite, mais dans cette association, c'est de mon point de vue le gui qui "tire les marrons du feu"...

    Comment il arrive là, sur les vieux arbres malades ? Comme souvent, par les oiseaux et notamment les grives et les fauvettes, lesquelles ingèrent les petites boules blanches qui contiennent une pulpe visqueuse où se trouve la graine (unique) qui se colle ensuite sur les branches des arbres... lorsqu'elles sont "rejetées" par les oiseaux. Tout est prévu dans la nature !

     

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    Les rameaux se divisent en Y et curiosité, poussent dans tous les sens sans se redresser jamais vers le ciel comme la plupart des autres plantes. Les feuilles sont épaisses, allongées, opposées, entières, persistantes, vert clair très particulier. Les fleurs, unisexuées, sont jaune verdâtre, petites (mars-avril).

    Les fruits, bien connus, sont des baies blanches teintées de gris, de 7 à 9 mm, pratiquement sphériques, fixées par 3 à 5 à l'intersection des rameaux (décembre à février).

    Ce gui ("guérit tout" en langue celte) soigne notamment l'hypertension, l'épilepsie et des travaux importants de recherche ont été entrepris car il agirait sur les défenses immunitaires et les tumeurs. Mais attention, les baies sont TOXIQUES.

    Et en plus, c'est un porte bonheur. C'est pourquoi on s'embrasse sous le gui le premier jour de l'année. Mais pourquoi ne pas essayer les autres jours...

     

  • BONNE FIN DE SEMAINE !

    Pour les courageuses... et les courageux, voici la recette de la CONFITURE DE CYNORRHODONS (fruits de l'églantier).

     

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    Tout d'abord, je précise, c'est important (et même capital), que les baies doivent être parfaitement mûres (rouge foncé) et qu'elles aient supporté les premières gelées. J'insiste sur ce dernier point. A SENLISSE, c'est fait depuis longtemps !

    Laver, couper les extrémités, fendre en deux , ouvrir, retirer les graines avec la pointe d'un couteau (ou une petite cuillère), laver à nouveau abondamment, égoutter.

    Faire macérer les fruits dans du vin blanc pendant 4 à 6 jours en prenant soin de bien remuer chaque jour. Mettre ensuite sur le feu la récipient avec les fruits et le vin blanc et faire cuire 15 minutes. Ajouter au moins 1/2 litre d'eau par livre de fruits et laisser cuire à nouveau 10 minutes.

    Passer au moulin à légumes, peser, ajouter 2/3 du poids obtenu en sucre, mélanger, amener à ébullition. Laisser cuire 5 à 10 minutes.

    Mettre enfin dans des pots stérilisés, attendre le refroidissement complet... et manger, en savourant après un tel effort.

    (recette d'Eric Varlet, spécialiste des fruits sauvages)

    Et en prime, pour maintenir la tradition du W.E., voici deux définitions et une charade (facile):

    - une fée qui voulait du mal à ceux qui l'aimaient (en 8 lettres). J'aime bien (la définition :-)))

    - qui ne craint pas l'eau (en 6 lettres)

    - mon premier est un roc, un pic..., mon deuxième est à poil, mon troisième est breton, mon tout est une île à grenouille.

     

  • LA SYMPHORINE (caprifoliacées)

    Ses autres noms communs : arbres aux perles (joli !), boulettes de neige, symphorine à grappes. C'est un arbuste ornemental d'un à deux mètres de hauteur, touffu, ramifié, à tiges dressées et flexibles. Je l'ai déja rencontré en forêt de Rambouillet, dans des buissons, mais je le soupçonne de ne pas être venu là tout seul. Même famille que le chèvrefeuille.

     

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    Les feuilles (caduques) sont opposées, simples, généralement ovales, avec un pétiole court de 5 à 6 mm. Les fleurs sont en grappes terminales de juin à septembre (5 à 6 petites fleurs roses, en clochette, blanches à l'extrémité).

    Les fruits sont des baies blanches en amas à l'extrémité des rameaux (août à novembre). Elles sont presque sphériques (10 à 15 mm), compressés souvent les unes contre les autres, légères, à chair blanche fragile. Au sommet de chaque baie, il y a une minuscule ouverture en étoile à 5 branches.

    Non comestible et même toxique selon certains auteurs, mais très décoratif.

    Pratiquement aucune confusion possible avec d'autres baies.

     

  • L'AUBEPINE EPINEUSE (rosacées)

    C'est un arbrisseau de 3 à 4 m de haut appelé aussi épine blanche, bois de mai, noble épine, valériane du coeur. On le plantait autrefois pour faire des haies impénétrables car ses rameaux portent des épines dures et acérées. Il est très commun et il est parfois confondu avec le prunellier en période de floraison.

    Les feuilles sont luisantes et peu découpées (3 à 5 lobes dentés). Les fleurs, odorantes (mais au parfum peu agréable), blanches ou roses, apparaissent après les feuilles, et sont groupées en corymbes (avril à juin). Elles ont 5 pétales avec des étamines de couleur rose.

    Quant aux fruits (cénelles), ou "poires à Bon Dieu", ce sont des baies rouges à maturité, lisses, à la chair farineuse, qui font le bonheur des oiseaux durant tout l'hiver (quand il en reste !). Non toxiques pour l'homme. Certains les utilisent pour faire compotes, gelées, sirops et boissons fermentées.

     

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    Les sommités fleuries sont bien connues pour avoir une action sédative sur le système nerveux central et une action régulatrice sur le système cardio-vasculaire (hypertension et artériosclérose) sans effets secondaires. Ainsi, elles sont notamment utilisées contre le nervosisme, l'irritabilité, les angoisses, les vertiges, la tachycardie émotionnelle, les palpitations... et les insomnies.

    C'est un porte-greffe possible pour le pommier. Enfin, le bois dur et un peu rose, sert à fabriquer des bâtons de marche.