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  • L'EPIAIRE DES BOIS (lamiacées)

    En ce moment, je fais dans le répugnant :-) Après le satyre puant, voici l'ortie puante (c'est l'autre nom commun de l'épiaire des bois), ou ortie des crapauds ou grande épiaire. Elle est assez fréquente autour de Senlisse.

    C'est une vivace de 0,50 m à 1,20 m, à souche rampante, poilue, tige forte de section carrée, et odeur fétide. On la rencontre le plus souvent  dans les bois sombres et ombragés, les lieux humides.

    Les feuilles sont opposées, en coeur, dentées. Les fleurs, pourpre foncé, veinées de blanc, sont réunies en épis au sommet de la plante avec corolle en tube à deux lèvres (2 paires d'étamines).

     

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    Malgré son odeur... désagréable, cette épiaire des bois est certainement (paraît-il) l'un des meilleurs légumes/feuilles de la forêt car son odeur "particulière" disparaît totalement à la cuisson et dégage alors un parfum de cèpe quand on la prépare en potage avec une pointe d'ail et de la crème fraîche. Et oui ! Si quelqu'un veut bien essayer, qu'il nous fasse profiter de son expérience. Merci !

    En plus de ses qualités gustatives, elle est tonique, diurétique, antispasmodique, vulnéraire... Enfin, on en extrait une teinture jaune pour la laine.

     

  • LE SATYRE PUANT (phallacées)

    Pour changer un peu, voici aujourd'hui un champignon.  Un champignon qui ... va sans doute vous rappeler quelque chose. Et pour une fois, vous aurez son nom latin : phallus impudicus. On le rencontre en été et en automne dans les bois, et les jardins.

     

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    Sorti d'un oeuf qui, déchiré, forme une volve, il se dresse ensuite et dégage une odeur forte et putride tout à fait désagréable. Son pied est blanc, creux, et friable alors que le chapeau qui coiffe le pied comme un dé à coudre, est recouvert d'une gelée verte brunâtre (la gleba). Avec l'âge, la gelée ayant disparu, le chapeau devient blanchâtre.

    Les spores de ce champignon qui se trouvent dans la gleba gélifiée, seraient disséminés par les mouches qui, attirées par l'odeur, viennent se poser dessus et repartent ensuite avec aux pattes un paquet de spores.

    Je précise que ce champignon n'est pas comestible ... Etait-ce bien utile ?

  • LE MOURON DES OISEAUX (caryophyllacées)

    C'est le mouron blanc, ou morgeline, à ne pas confondre avec le mouron rouge (ici). Le mouron des oiseaux est souvent la première plante à germer sur un terrain qui a été retourné après que le sol se soit réchauffé au printemps. On le trouve aussi dans les terrains riches, les décombres, le bord des chemins, plutôt en sol humide et azoté.

     

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    C'est une annuelle, demi-couchée, de 20 ou 30 cm environ, avec une tige circulaire. Fleurs d'un blanc très pur (de mars à novembre, et parfois toute l'année), de 1 cm environ, avec 5 pétales fendus presque jusqu'à leur base, ce qui laisse penser à dix pétales groupées deux par deux. Elle trompe bien son monde !

    Etamines en nombre variable (souvent pas plus de 5). Fruits (capsules) à 5 dents.

     

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    Le mouron des oiseaux est comestible mais mieux vaut attendre la floraison pour apprendre à le reconnaître. Il s'agit de l'une des meilleures salades sauvages. Elle est douce, pas amère du tout et renferme calcium, silice, magnésium, vitamine C. Au Japon, elle fait partie de la traditionnelle salade de printemps : la salade aux 7 herbes. Elle est aussi très appréciée des oiseaux.

  • LE LYCHNIS FLEUR DE COUCOU (caryophyllacées)

    Je ne rencontre pas souvent cette vivace autour de Senlisse alors que dans certaines régions, elle est assez fréquente (sauf dans la midi). Elle est joile et on dirait un peu un oeillet aux fleurs très découpées. Elle vit surtout dans les prairies humides.

     

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    Elle a des tiges poilues de 30 à 70 cm, parfois collantes par endroits (à cause des "crachats de coucou"). Les feuilles supérieures sont étroites alors que celles de la base sont plus larges. Les fleurs (mai à juillet) sont roses, rarement blanches, avec 4 pétales découpés en 4 lanières inégales, 10 étamines, 5 styles.

    Pour les curieuses et curieux, qui ne connaissent pas le "crachat de coucou", c'est ici.