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champignons - Page 3

  • LA PRATELLE JAUNISSANTE

    Si de nombreuses pratelles, comme le rosé des prés (commun et recherché), sont d'excellents comestibles, la pratelle jaunissante est très INDIGESTE et peut causer des intoxications sérieuses.

    Et cette pratelle jaunissante ressemble fort au rosé des prés. Cependant, on la reconnaît relativement aisément car son chapeau jaunit fortement lorsqu'on le frotte avec le doigt. De plus, son chapeau blanchâtre, soyeux, a une forme un peu trapézoïdale chez les jeunes sujets. Enfin, il pousse dans les bois clairs, isolé ou en groupes. Mais aussi au bord des chemins et dans les prés ... comme l'autre.

    Attention aussi de ne pas confondre le rosé des prés avec la célèbre amanite phalloïde !!!

     

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    Le pied, qui est sans volve mais muni d'un anneau, jaunit également au frottement. Les lamelles, comme chez toutes les pratelles, sont initialement blanches, puis rosissent avant de brunir avec l'âge.

     

  • LA TROMPETTE DES MORTS

    Malgré un aspect peu engageant et "bénéficiant" en plus d'un nom commun plutôt effrayant, ce champignon populaire est un comestible très recherché bien que de consistance un peu coriace (mais c'est aussi ce qui fait son originalité). A une époque ancienne, certains découvraient en lui "la viande des pauvres". Donc, ne jamais se fier seulement aux apparences, pour les champignons... et le reste. On l'appelle aussi CRATERELLE CORNE D'ABONDANCE.

     

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    Le chapeau (4 à 8 cm), en tube au début, devient ensuite évasé en pavillon de trompette, étalé chez l'adulte. La marge est mince, enroulée, lobée, bistre très sombre, parfois noire et flétrie dans la vieillesse. Cuticule noire-ardoise, brun bistre et brillante à sec. Sporée blanche. Le pied, bistre noir, est creux, veiné, très fibrilleux. La chair, très mince, fragile, est coriace et non véreuse, grisâtre puis noirâtre à la dessiccation. Odeur faible de mirabelle (je veux bien, mais ce n'est pas évident).

    On trouve trouvait la trompette des morts en grand nombre, souvent aux mêmes endroits d'une année sur l'autre, d'août à fin novembre, dans les hêtraies calcaires mais aussi sous les chênes, les châtaigniers (et rarement sous les résineux purs).

    Ce champignon a un parfum extraordinaire et il se prête bien à la dessiccation (après l'avoir bien lavé pour retirer le sable qui peut se trouver dans le pied et les replis du chapeau). Réduit en poudre, il parfume très agréablement les sauces et surtout les potages. Et en plus, les risques de confusion avec une autre espèce sont pratiquement nuls.

    Une petite recette, simple et bonne ? C'est ici.

    "Dans le temps", à SENLISSE, il y avait des trompettes à profusion... mais c'est comme tout, c'était autrefois, et je n'en trouve plus que de temps en temps ces dernières années. Alors, on fait avec ce qu'il y a ... et même cette année, on trouve quelques CEPES, comme celui-ci trouvé hier matin avec quelques "collègues" à lui.

     

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  • LA TREMELLE MESENTERIQUE (CHAMPIGNON)

    Encore un "champignon" curieux ! Il est susceptible de se dessècher pour reprendre sa texture molle et gélatineuse par temps humide.

     

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    La trémelle mésentérique est d'un beau jaune d'or ou orangé à l'état humide, puis orangé foncé à l'état sec. Elle naît sous la forme d'une petite masse globuleuse qui se plisse rapidement pour devenir très tourmentée.

    Elle est très banale en automne sur les bois de divers feuillus morts mais aussi aussi sur des troncs d'arbres encore vivants. On la retrouve souvent au printemps et fructifie donc tout l'hiver. Beaucoup plus rare en été.

    Il existe d'autres espèces voisines aux couleurs vives (rouge ou violet pâle).

    J'oubliais ... mais c'est inutile de préciser, je pense. On ne mange pas ce champignon gélatineux !

  • LES LICHENS

    J'ai employé le pluriel dans le titre de cette note car il existe une très grande variété de lichen (plus de 17 000). Ces "plantes" originales et très curieuses sont constituées par l'association de deux végétaux : une algue et un champignon.

    C'est la partie champignon qui contient les colorants. Car il s'agit en plus de plantes tinctoriales. Et les teinturiers ont tiré toutes sortes de couleurs de ces plantes très spéciales : des bleus (encore !), des verts, des jaunes et roux, des bruns, et surtout des rouges et des violets qui ont toujours été les plus recherchées. L'orseille (nom donné à certains lichens teignant en rouge ou violet) provenait de la macération de certains lichens pulvérisés dans l'urine, additionnée de chaux. La "mousse de chêne", abondante dans le Midi, donne par simple ébullition, une teinte jaune alors que broyée dans l'eau ammoniaquée puis mise à fermenter, elle teint la laine en bleu/violet. En Auvergne, on retrouve aussi des orseilles donnant de la pâte rouge/violet.

    On distingue :

    - les lichens incrustants ou crustacés (pellicules minces soudées à la roche ou au substrat). Ils sont difficiles à séparer de leur support et ce sont souvent les premiers arrivés sur un mur ou une écorce d'arbre,

     

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    - les lichens les plus repérables sont les lichens foliacés, lobés ou feuillus, formant de petits lobes arrondis. Ils sont très vulnérables à la pollution de l'air et servent à évaluer les niveaux de pollution, notamment au Canada, car ils concentrent les éléments toxiques,

    - et les lichens fructiculeux : forment des prolongements plus ou moins longs, redressés ou pendants.

     

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    Ces étranges végétaux, à croissance très lente et vivant très longtemps, contiennent en général beaucoup d'eau mais peuvent résister à de très fortes dessiccations. Ils peuvent aussi survivre à de fortes variations de température (-70 ° à + 70 °).

    Ils ont quelques propriétés médicamenteuses, donnent des huiles essentielles et du parfum. Enfin, certains de ces lichens ont des propriétés nutritives : servent à alimenter les rennes dans le grand nord, et les Japonais au Japon : nori, wakame... D'autres sont toxiques.

    C'est fini, et pardon si j'ai été un peu long aujourd'hui !

    PS; Si vous aimez les lichens, allez donc voir ici...

  • LA FAUSSE GIROLLE

    On l'appelle aussi fausse chanterelle ou chanterelle orangée ou clitocybe orangé. Elle est très commune et pousse en octobre en grand nombre principalement sous les résineux, sur les souches pourries des pins, des épicéas, et parfois des feuillus.

     

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    Le chapeau (3 à 5 cm de diamètre) est convexe puis étalé, enfin déprimé en entonnoir, le centre aprfois plus foncé. La marge est mince, enroulée. La cuticule est séparable, mince, toujours sèche, du jaune pâle à l'orange plus ou moins vif.

    Les lames sont plutôt serrées, très ramifiées et le pied (3 à 7 cm) est grêle, évasé sous les lames, plein, souvent brunâtre à la base. La chair est molle, spongieuse, jaune orangée.

    Cette fausse girolle diffère de la "vraie" par sa couleur orangée plus marquée, sa chair molle, ses lames (et non des plis rudimentaires).

    Certains auteurs considèrent que c'est un comestible de qualité et d'autres qu'elle est indigeste. Donc, s'abstenir me paraît être la sagesse, surtout qu'elle peut aussi être confondue avec la pleurote de l'olivier qui elle, est franchement toxique, et cette fois ça ne fait aucun doute.

     

     

  • HYPHOLOME EN TOUFFES (strophariacées)

    Jusqu'à maintenant, il n'y a pas beaucoup de champignons dans les bois de Senlisse et dans la région. Comme je le disais précédemment, pas assez d'eau et nuits froides en septembre... C'est sans doute aussi la raison pour la quelle cette année les feuilles tombent des arbres tôt dans la saison.

    Malgré tout, on trouve ce champignon très commun, du printemps jusqu'à l'automne, notamment en touffes épaisses sur les souches pourries, dans les bois de feuillus.

    Le chapeau est d'un beau jaune de souffre, souvent un peu roussâtre au centre. Les lamelles, jaunes à reflets verdâtres, deviennent brunes foncées à maturité. Le pied est grêle, élancé, nuancé de roux à la base. Sa chair, jaune, au goût (paraît-il...) très amer, le rend immangeable. Il est même suspecté de toxicité.

     

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    Inutile donc de le goûter !!! Je compte sur vous...

  • LE BOLET RUDE

    C'est une espèce très commune que l'on rencontre surtout sous les bouleaux, de juin à octobre. Il est comestible et ne noircit pas mais sa chair un peu molle fait qu'il n'est guère tentant... et je ne le mange pas.

     

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    Il pousse même dans le petit bois, au fond de mon jardin. Dommage que les giroles, cèpes de Bordeaux et autres morilles ne s'acclimatent pas de la même manière !!!

    Cette année, je crains qu'il n'y ait pas beaucoup de champignons autour de Senlisse, les nuits ont été froides ces dernières semaines et il n'a pas beaucoup plu en septembre. Quel dommage, pour les champignons... et pour moi !!!

  • BOLET A PIED ROUGE

    Celui-ci, on ne peut pas dire qu'il présente bien ! Et pourtant, il serait comestible si on le fait bien cuire. Une fois de plus, il ne faut jamais se fier aux apparences. Cela dit, je ne le consomme pas... car il y a bien meilleur.

     

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    Ce bolet est assez précoce, de mai à novembre. Il est fréquent dans l'herbe et la mousse des bois feuillus et résineux. La chair est épaisse ferme, fibreuse dans le pied, jaune sous les tubes du chapeau, bleuissant aussitôt si on le coupe.

    Ce bleuissement intense inspire en général la plus grande méfiance de certains chercheurs de champignons (non avertis:-). En fait, il s'agit d'un simple virage chimique provoqué par l'oxigène de l'air et d'autant plus violent qu'il fait plus humide.

    A ne pas confondre avec le bolet satan (TOXIQUE ou INDIGESTE, selon les auteurs) qui lui aussi bleuit par temps humide.