compteur de visite

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • LE CHATAIGNIER (fagacées)

    Après le noyer, voici un arbre et surtout un fruit, la châtaigne, qui marque chaque année l'automne. C'est bientôt la fin, alors parlons en un peu.

    Le châtaignier, parfois surnommé l'arbre du pauvre, l'arbre à pain, ou encore l'arbre de vie, mesure 25 à 30 m de haut, est originaire du Caucase et a été introduit en France par... les Romains (encore eux !). Il a été cultivé pendant longtemps (Cévennes) car les châtaignes sont un aliment très nourrissant pour l'homme et aussi les écureuils, les sangliers, les mulots... qui en font leur quotidien le moment venu. Les châtaignes sont revenus un peu à la mode avec les marrons glacés, les farines, la confiture, la liqueur et les feuilles servent aussi à emballer et parfumer un savoureux fromage de chèvre, le banon.

    En général, on ne fait guère attention aux fleurs de cet arbre alors que certaines années de floraison intense (juin/juillet), c'est un véritable régal pour les yeux avec les très nombreux chatons, de couleur jaune passant ensuite au brun. Il s'agit des fleurs mâles et les fleurs femelles se situent à la base des chatons (un peu comme les noisetiers). Très nombreuses étamines et photo ci-dessous avec les deux sexes, mais sans l'odeur caractéristique... et étonnante.

     

    nature,arbres,photos,herbier

     

    J'ai encore plein de choses à vous dire au sujet du châtaignier mais pour ne pas vous lasser, ce sera une prochaine fois :-)

  • LA REINE DES PRES (rosacées)

    Comment ais-je pu oublier dans mon herbier virtuel la reine des prés (ou barbe de chèvre, ou spirée) alors que cette grande et belle vivace pousse dans ma rue à Senlisse, près de l'ancienne ferme du Moulin d'Aulne ?

    Cette grande et belle plante vivace se voit de loin (elle mesure 70 à 150 cm de haut) et se trouve souvent en touffes dans les prés et fossés humides. Les feuilles sont alternes, divisées en nombreuses folioles dentées, vertes dessus et blanchâtre dessous, à odeur de concombre lorsqu'on les froisse, selon certains auteurs (mais ce n'est pas très évident...).

     

    nature,fleurs,herbier,plantes

     

    Les inflorescences (juin à août), compactes, sont constituées de petites fleurs, blanc crème, à 5 ou 6 pétales, très odorantes (odeur de miel), qui attirent de nombreux insectes et les abeilles. Etamines plus longues que les pétales. Fruits très caractéristiques , arrondis et torsadés en spirale les uns autour des autres (d'où le nom spirée).

    On cueille les sommités fleuries (en début de floraison) en raison des propriétés de la reine des prés connues depuis fort longtemps. La plante est diurétique, antirhumatismale, sudorifique. C'est le remède type de la grippe, des refroidissements et des douleurs diverses. L'aspirine a été mise au  point à partir des recherches effectuées sur l'un des composants de la plante : l'acide salycilique. Je me souviens avoir déja "parlé" de ça dans mon ancien blog...

    Il paraît que les fleurs se mangent en beignets comme celle du faux accacia (robinier) ou du sureau. Enfin, ses racines teignent la laine en brun.

  • L'ARISTOLOCHE CLEMATITE (aristolochiacées)

    Cette plante herbacée vivace à rhizome fait partie de la famille des aristolochiacées. Je sais... ce n'est pas très beau comme nom mais c'est ainsi. En plus, elle est TOXIQUE (toutes ses parties sont vénéneuses). Enfin, elle dégage un parfum désagréable. C'est a peu près tout pour le négatif !

     

    nature,fleurs,plantes,herbier,photos

     

    C'est une plante herbacée vivace à rhizome et à tige dressée de 20 à 60 cm que l'on rencontre un peu partout en France le long des routes, dans les friches, près des jardins cultivés. Celle-ci était le long du Cher, près d'un jardin en Touraine. Les feuilles (vert clair) sont larges, alternes, de forme cordée. A l'aisselle de ces feuilles, on trouve les fleurs (hermaphrodites), jaunes, étirées en forme de trompette (juin à octobre). Ces fleurs dégagent une odeur fétide qui attire les insectes pollinisateurs. Le fruit est une capsule pendante à 6 loges.

    L'aristoloche clématite a été cultivée pendant longtemps pour ses vertus médicinales.

    Le mot aristoloche me fait penser à la fois aux aristochats... et à Folcoche (curieuse association). Ses autres noms communs ou vernaculaires, comme disent les gens savants, sont : pipe, fanterne, poison de terre...

     

  • LA RENOUEE DU JAPON (polygonacées)

    Le POLYGONUM JAPONAIS, est une calaminté au même titre que la jussie car cette grande plante invasive à croissance rapide, appelée aussi bambou japonais, prend la place de toutes les autres plantes et se multiplie à la vitesse V (rien à voir et ne pas confondre avec la renouée des oiseaux, la renouée persicaire...).

    Importée d'Asie du S.E en 1939 comme plante ornementale, elle s'est rapidement propagée dans pratiquement toute la France au point de mettre en danger l'équilibre de nos écosystèmes (elle est devenue l'ennemi public végétal n° 1 en Angleterre). Elle se rencontre au bord des routes et des chemins, sur les talus, les terres incultes ou cultivées, dans les marais, les forêts, et surtout le long des canaux et des rivières.

     

    nature,fleurs,plantes,herbier,ohotos

     

    Elle produit des tiges creuses, hautes parfois de plusieurs mètres (3 m), comparables un peu à des tiges de bambou. Les feuilles sont  belles, larges et pointues, triangulaires, vert foncé et les fleurs blanches (août/septembre).

     

    nature,fleurs,plantes,herbier,ohotos

     

    Elle ne se reproduit pas grâce à ses fleurs mais par ses racines qui peuvent descendre à plus de 3 m de profondeur et qui sont si grosses qu'il faut parfois une scie pour les couper. Et tant qu'il reste un bout de racine, la plante se reproduira. Sa croissance rapide, les toxines qu'elle secrète au niveau des racines, la densité des tiges créant un véritable mur végétal et empêchant les autres plantes de pousser... en font un terrible danger surtout pour nos rivières. Les traitements aux herbicides chimiques ne semblent qu'endormir la plante et actuellement les recherches portent plutôt sur la lutte biologique, avec les dangers que cela peutt présenter pour les autres plantes. Il reste la solution de couper les jeunes tiges régulièrement mais c'est lassant... et puis ça ne règle pas le problème de la propagation des racines.

    Conclusion : avant d'installer la renouée du Japon dans un jardin, y réfléchir à 10 fois !