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  • LE DOMPTE-VENIN (apocynacées)

    Cette asclépiade blanche (même famille que la pervenche), je ne l'ai pas rencontrée souvent autour de Senlisse. A vrai dire, une seule fois, à l'étang de la Tour près de Rambouillet. Elle est plus répandue dans les régions sèches, sur sol de rocailles.

     

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    Il s'agit d'une vivace de 30 à 70 cm de haut, aux feuilles opposées, vert sompbre, à pétiole court, en forme de coeur ou ovales. Les fleurs (juin à septembre) sont petites, blanches ou jaune verdâtre, situées à l'aisselle des feuilles. Le fruit est original, en forme de capsule allongée renfermant des graines ailées.

    Cette plante était employée autrefois comme contre-poison mais son efficacité reste incertaine. Par contre, elle est TOXIQUE avec un effet hémétique (vomitif) à forte dose. Elle est cependant utilisée en médecine pour ses qualités sudorifiques et diurétiques.

    Pour les puristes... et pour avoir 10/10 en orthographe, au pluriel, ça donne "les dompte-venins" :-)

  • LE PIED BLEU

    C'est le TRICHOLOME NU (lepista nuda) commun surtout à l'automne, dans les prés et les bois, sous feuillus et résineux, dans les tas de feuilles, au bord des routes et aussi paraît-il... chez la voisine d'Auffargis. Il a la particularité d'être présent jusqu'à la fin novembre, ne craint pas les premières gelées et pousse souvent en lignes ou en ronds de sorcière.

     

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    Son chapeau (7 à 12 cm) est convexe puis étalé, bombé au centre avec une marge longtemps enroulée. Cuticule séparable, humide puis sèche, veloutée, gris plus ou moins violet ou brunâtre. Lames serrées, inégales, séparables, lilas vif puis terne. Pied robuste, spongieux à la base, bientôt creux, d'un beau violet. Chair tendre, violet clair, à odeur agréable et... indéfinissable.

    C'est un bon comestible et se reconnaît facilement grâce à sa monochromie et à son odeur spéciale. Il échappe le plus souvent à l'attaque des limaces (à cause de l'odeur ?)

  • L'AMARANTE SAUVAGE (amaranthacées)

    C'est une mauvaise herbe annuelle dont l'autre nom commun est amarante réfléchie et qui nous vient d'Amérique du Nord. On la trouve principalement dans les terres cultivées ou incultes, au bord des chemins , dans les décombres. Elle mesure 20 à 100 cm de haut et il existe de nombreuses variétés d'amarantes, toutes comestibles, y compris l'amarante queue de renard, aux belles grappes de fleurs rouges pendantes, fréquente dans les jardins.

     

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    La tige est anguleuse, duveteuse et les feuilles ovales ou en forme de losange. Quant aux fleurs (juillet à octobre), elles sont vertes, très petites, en épis serrés à l'aisselle des feuilles.En fin de floraison, ces épis sont piquants. Cinq étamines. Fruits produisant plusieurs milliers de graines minuscules par plante qui sont transportées ensuite par le vent et l'eau.

     

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    Les jeunes feuilles riches en vitamines A et C, en calcium, en fer, en phosphore, peuvent être récoltées au printemps pour être mangées. Saveur agréable (paraît-il) et douce faisant penser à celle des côtes de blettes (je n'aime pas...). Les graines sont consommées depuis des siècles par les Indiens d'Amérique. Bon appétit !

  • LE COGNASSIER (2)

    Comme promis, voici donc la suite du cognassier.

      

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    Le fruit, comme chacun sait, est le coing. Il arrive à maturité à l'automne et ne se mange cru que blet (comme les nèfles). Il est alors jaune, très odorant, et recouvert d'un fin duvet. Sa forme ressemble un peu, en plus gros, à celle d'une une poire parfois bosselée. On en fait des confitures, des gelées, des gâteaux, de la liqueur (ratafia) et bien entendu des pâtes de fruits (un peu trop sucrées à mon goût...mais permet de bien apprécier le goût particulier). Dans certains pays, il est aussi utilisé comme légume pour faire la soupe.

    Les graines étaient utilisées comme remède contre la toux ainsi que pour les maladies d'estomac et des intestins. De plus, le coing est riche en fibres.

    Enfin, il est surtout cultivé dans l'est de la France.

     

     

  • LE COGNASSIER (rosacées)

    Cet arbre de dimension modeste est originaire de l'Asie centrale et de culture fort ancienne. J'aime beaucoup sa fleur et c'est la principale raison de ma note d'aujourd'hui.

    C'est un arbuste qui peut mesurer jusqu'à 8 m de hauteur, à forme ronde, à feuilles caduques, ovoïdes, alternes, avec des poils cotonneux et denses sur la face inférieure.

     

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    Ses fleurs sont grandes (jusqu'à 5 cm) et belles, odorantes, blanches et roses. Elles apparaissent au mois de mai, parfois en même temps que les feuilles. Je parie que ça vous en bouche un... coing !!! Pardon.

    La suite (le fruit, la gelée...) au prochain numéro.

  • LE PANICAUT DES CHAMPS (apiacées)

    Cette mauvaise herbe épineuse est une vivace de 40 à 60 cm de haut, en forme des touffe arrondie. On l'appelle aussi chardon-roland, barbe de chèvre, herbe aux cent têtes... Elle est très commune et pousse plus particulièrement dans les pelouses sèches et rocailleuses, le bord des chemin, sur les talus ensoleillés.

     

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    Elle a des feuilles vert pâle, coriaces, très découpées et épineuses, celles du haut engainant la tige qui est ramifiée.. Quant aux fleurs (juillet/août), elles sont blanc verdâtre, en capitule serré et globuleux, avec des bractées épineuses et longues. Fruit à écailles, aplati. Sur la racine (qui se mange) pousse parfois un champignon, la pleurote du panicaut, qui renforcerait  le système immunitaire d'après David Servan-Schreiber. Cette racine est diurétique et apéritive.

    Enfin, il existe un panicaut maritime, ou panicaut des dunes, assez semblable et bien connu... de MAP.

  • LE CHARDON BLEU (astéracées)

    Encore une fleur que l'on trouve principalement dans le Bassin Méditerranéen, en terrain sec et caillouteux, dans la garrigue. C'est l'échinops ritro ou boule azurée, oursin bleu, boulette...

    C'est une plante vivace de 20 à 50 cm de haut, épineuse, avec des rameaux blanchâtres. Les feuilles sont découpées, coriaces, épineuses, vertes dessus et blanches en dessous. Quant aux fleurs (juin à septembre) qui ressemblent ... un peu à des oursins, ce sont des capitules globuleux de 2 à 5 cm de diamètre, bleu/violet ternissant ensuite en fin de saison, uniques en haut de chaque tige ou groupés par 2 à 4.

     

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    On cultive ce chardon bleu dans de nombreux jardins car il est assez décoratif. Par ailleurs, il s'intègre parfaitement dans les bouquets de fleurs séchées.

  • LE BOLET JAUNE

    Cette fois, j'ai la photo... du bolet jaune, ou bolet beurré, ou nonette voilée. J'aime bien les différents noms de ce champignon ! Celui de la photo provient d'un bois riche en champignons, près de Clairefontaine, bois très couru par les chercheurs (j'y étais hier matin, et il faisait plutôt frais).

     

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    C'est une espèce tardive très commune dont la poussée se prolonge jusqu'aux gelées même fortes. On trouve ce bolet aussi bien dans l'herbe que sous les pins, et il est facilement reconnaissable. En effet, son chapeau (brun rouge foncé ou brun jaune) est recouvert d'un épais mucus. De plus, le pied est doté d'un anneau tendu sous le chapeau et dissimulant les pores. Cet anneau s'affaisse ensuite, devient flasque, et finalement se détache.

    Les tubes sous le chapeau sont jaune citrin puis chamois. La chair est épaisse, molle avec l'âge, non bleuïssante.

    Bien que bon comestible une fois préparé et nettoyé, ce bolet est peu recherché (sans doute à cause de la pellicule visqueuse qui le recouvre).

     

  • LE FAUX MOUSSERON

    Et si on "parlait" champignons, pour changer un peu. Il compte parmi les plus populaires, les plus répandus et les plus récoltés. Et en plus, il a un autre nom tout à fait mignon : corriolette. C'est le marasme des oréades, ou mousseron d'automne, ou faux mousseron. Ne pas confondre avec le mousseron, le vrai.

    Très commun, on le trouve plusieurs fois dans l'année, souvent en "ronds de sorcières", dans les prés humides, le long des sentiers où passe le bétail... Il supporte très bien la dessiccation et le stockage (car imputrescible), et figure parmi les bons comestibles (en omelette ou en mélange), après avoir retiré le pied particulièrement coriace et fibreux.

     

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    Sa chair est mince, saveur fortement fongique, odeur d'amandes amères. Les lames du chapeau sont espacées, inégales, fourchues, assez épaisses, larges de 5 à 7 mm. Sporée blanches. Chapeau campanulé puis étalé, avec un mamelon.

    Les Oréades étaient, dans la mythologie grecque, les nymphes des montagnes qui, en dansant en rond toute la nuit, laissaient dans l'herbe ces traces circulaires dans lesquelles poussent les champignons.

     

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    Attention à ce pas confondre ce petit champignon avec d'autres espèces plus ou moins toxiques.