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senlisse - Page 2

  • LE CORNOUILLER MALE (cornacées)

    C'est au mois de mars que l'on peut repérer aisément cet arbre car il est tout fleuri de jaune et ce, avant tous les autres. En plus, il n'a aucune feuille au moment de la floraison. Cet arbre de 4 à 7 m de haut est présent surtout dans l'est et le sud-est de la France mais il y en a un à Senlisse (Garnes), dans une propriété privée. Il déborde un peu sur le trottoir et j'ai vite fait de le remarquer à cette période de l'année. Original, non !!!

    Il peut pousser naturellement dans les bois ou les broussailles. On ne cultive plus cet arbre en France depuis longtemps.

     

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    Les fleurs du cornouiller mâle sont petites et très nombreuses, à 4 pétales groupées en ombrelles et attirent les abeilles. Le nectar rend (paraît-il...) les abeilles malades.

    Le fruit (la cornouille), de la taille d'une olive, arrive à maturité en septembre et est comestible (goût mélangé de cerise et de groseille). Je vous en reparlerai, le moment venu. En attendant, admirez ces petites fleurs... si vous en rencontrez au détour d'une balade.

     

  • LA VIOLETTE ODORANTE (violacées)

    Son autre nom commun : violette de mars. Sa floraison précoce et son parfum délicat (en principe, car parfois inodore) permettent de ne pas la confondre avec d'autres violettes comme la violette des bois, la violette de Rivin... Elles sont toutes aussi belles les unes que les autres et en plus, la confusion serait sans danger. Elle apparaît en général peu de temps après le tussilage, le plus pressé à fleurir après les froidures de l'hiver.

     

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    On la trouve Généralement au bord des chemins, des haies, dans les bois, près des habitations, partout où le sol est riche. Très fréquente.

    C'est une vivace à stolons émettant des rejets, de 5 à 15 cm. Il n'y a pas de tiges, les feuilles et les fleurs sortent directement du rhizome (mars à mai). Les feuilles sont en rosette, forme de coeur, finement dentées, avec un long pétiole. Les fleurs (1  à 1,5 cm), également longuement pédonculées, violet foncé à centre blanc ou entièrement blanches, 5 pétales dont 2 pétales supérieurs dressés. A l'arrière de la fleur, il y a un éperon creux.

     

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    On cueille la fleur de violette, et la feuille, pour les manger en salade car elle sont comestibles et riches en vitamines C et A (et un peu laxatives). En infusion, la violette fluidifie et facilite l'évacuation des sécrétions bronchiques, et calme la toux. On peut aussi préparer une excellente liqueur, du sirop ou des bonbons en faisant confire les fleurs.

    Autrefois, la violette était traditionnellement associée à la mort.

  • LE TUSSILAGE (astéracées)

    C'est une plante originale, pour plusieurs raisons, et l'une des premières fleurs du printemps. Le tussilage est tellement pressé d'annoncer les beaux jours que dès fin février souvent, il fleurit sans prendre le temps de faire les vraies feuilles qui ne viendront qu'après la floraison, c'est à dire en avril/mai. Les feuilles, ce sont les célèbres "pas d'âne" qui rappellent la forme de l'empreinte du sabot de cet animal (je vous les montrerai une autre fois, lorsqu'elle seront là). Son autre nom commun, c'est la racine de peste.

     

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    C'est une plante vivace à souche rampante de 10 à 30 cm dont les tiges non ramifiées portent des écailles rougeâtres, et un seul capitule jaune brillant, composé de 2 sortes de fleurs. Au centre, elles sont courtes et tubuleuses, sur le pourtour, très nombreuses et rayonnantes comme un soleil. Ce capitule est toujours penché vers le sol avant et aussi après son épanouissement. Elles sont très mellifères.

     

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    Les feuilles sont vert/gris dessus, cotonneuses, et blanchâtres dessous. Les fruits bruns portent une aigrette argentée soyeuse. J'ai trouvé cette plante en grand nombre dans un chemin argileux et très humide, non loin de l'ancienne abbaye de Port Royal des Champs, et nulle part ailleurs.

    Les fleurs seraient comestibles selon certains auteurs (crues en salade ou sautées au beurre) alors que d'autres les estiment dangereuses pour la santé et notamment le foie (substance cancérigène brrrrr...). Cette plante est surtout connue, depuis fort longtemps, pour ses vertus médicinales calmantes, adoucissantes (elle contient beaucoup de mucilage). Calme la toux et l'expectoration.

  • LA FOUGERE MALE (dryoptéridacées)

    Pourquoi la fougère mâle, et pas la fougère femelle ? Il existe en effet une fougère mâle une fougère femelle, une fausse fougère mâle et plein d'autres fougères (au total, une centaine d'espèces). Ce sont des plantes très primitives qui ne possédent pas de fleurs. La fougère mâle est l'une des plus communes et des plus spectaculaires par sa taille et c'est la raison pour la quelle elle a été appelée fougère mâle... Oui Mesdames !

     

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    Elle pousse en général dans les lieux frais et ombragés, volontiers sous les "chênes","comme un bouquet d'ailes emplumées". C'est une fougère vivace en touffes hautes de 50 à 150 cm, qui se développe d'abord en avril sous forme de crosses enroulées, roux clair, écailleuses et belles, puis se déroule en déployant ses ailes qu'on appelle des frondes. Ses feuilles sont divisées une fois, pennées, à segments profondément lobés, pétiole vert, écailleux. La souche de la plante erst composée de rhizomes épais, assez courts, couverts d'écailles.

    Pour distinguer la fougère mâle des autres fougères (ce qui est loin d'être évident, notamment pour moi...), il faut avant tout se référer aux spores regroupés en petits paquets sous les feuilles, à leur forme et leur disposition. Chez la fougère mâle, ils ont la forme d'un rein ou d'un fer à cheval.

    Cette plante, comme d'autres fougères, est plus ou moins toxique donc pas d'automédication. Elle est cependant utilisée depuis fort longtemps par la médecine en tant qu'anti-parasitaire végétal, notamment contre le ténia. Et on confectionnait aussi des paillasses avec les frondes sèches.

    Malgré cette relative toxicité, elle a été consommée autrefois en période de disette en Auvergne (oui, Laurence !)

    Enfin, dans certaines croyances populaires, les souches qui au printemps avaient 5 crosses (ainsi que les doigts de la main) étaient recherchées et considérées comme un talisman. La "main de Saint Jean".

  • LE LIERRE GRIMPANT (arialacées)

    Il ne faut bien sûr pas confondre le lierre grimpant avec le lierre terrestre, car il n'y a aucun rapport.

    Le lierre grimpant est persistant en hiver. C'est est une plante vivace, grimpante ou rampante, toujours verte, commune dans toute la fRANCE qui peut atteindre 30 m et vivre très longtemps (450 ans). Il a d'autres noms communs : herbe aux cors, lierre commun, lierre des poètes, bourreau des arbres...

    Ce n'est pas un vrai parasite puisqu'il ne vit pas au détriment de son hôte. Il ne posssède pas de suçoirs mais développe sur ses tiges des crampons qui s'accrochent un peu partout. Il est est cependant nuisible bien que très décoratif car il disjoint les pierres des murs et entrave la croissance des arbres (parfois jusqu'à les étouffer).

    C'est une plante originale dans la mesure où le lierre fleurit seulement en pleine lumière et en automne (octobre-novembre) alors que toutes les plantes s'apprêtent à entrer plus ou moins en sommeil. Ses fleurs (hermaphrodites) de couleur jaune-verdâtre sont assez discrètes et constituent la dernière réserve de nectar de l'année pour les abeilles et de nombreux insectes.

     

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    Quant aux fruits ce sont des baies de la grosseur d'un pois, d'abord verts avant de virer au noir bleuté, et ils apparaissent de janvier à mai. Ils sont VENENEUX pour l'homme ... mais pas pour les oiseaux, qui aiment les manger alors que les graines se font rares à la fin de l'hiver.

    La décoction de lierre ravive la couleur des tissus délavés et particulièrement le noir. Elle s'utilise aussi en décoction contre la cellulite, les cors aux pieds, les plaies, les brûlures.