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senlisse - Page 5

  • LE HOUBLON (cannabacées)

    C'est une vivace, grimpante  pouvant atteindre 6 ou 7 m de long. La tige est carrée, les feuilles sont opposées, palmées, avec 3 ou 5 lobes irrégulièrement dentés. Les fleurs mâles, vertes, sont en panicule lâche (dictionnaire) alors que les fleurs femelles, vert pâle, sont en grappes arrondies, floraison de juillet à septembre.

     

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    Les fruits sont des cônes aux bractées imbriquées les unes sur les autres.

     

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    J'ai cherché cette plante assez longtemps dans la nature avant de pouvoir en ramener quelques pieds dans mon jardin. On la trouve surtout dans les endroits humides, le long des rivières, les haies, les broussailles. Elle pousse vite et devient rapidement envahissante si on la laisse vivre sa vie.

    Les cannabacées comptent deux genres : cannabis et humulus. Elles sont dioïques, c'est à dire que les fleurs femelles et les fleurs mâles sont sur des plants différents.

    Les cônes femelles du houblon contiennent une résine servant à la fabrication... de la bière. Les jeunes pousses de houblon se mangent (éventuellement) comme l'on prépare les asperges. Les cônes (mis dans les oreillers) auraient le pouvoir de faire dormir les enfants. J'ai essayé, aucun effet sur moi qui suis insomniaque, mais il est vrai que je ne suis plus un enfant depuis quelque temps déja...

    Je ne parlerai pas ici du chanvre.

     

     

     

     

  • LA RENOUEE PERSICAIRE (polygonacées)

    Après la renouée amphibie, modèle aquatique, voici la renouée persicaire (polygonum persicaria), qui aime également l'humidité puisqu'on la trouve fréquemment et principalement sur les berges des rivières et des étangs, les terrains vagues, les cultures, dans les sols argileux et riches en azote.

     

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    Cette mauvaise herbe est une annuelle de 10 à 70 cm aux feuilles alternes, allongées et marquées généralement d'une tache noirâtre. La tige érigée ou couchée est ramifiée, teinté de rouge et renflée aux noeuds comme toutes les renouées. Les fleurs sont rose, très petites, groupées en épis denses et allongés (juin à octobre). Fruits globuleux, noir brillant.

     

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    Ses autres noms communs : pied rouge, fer à cheval. Autrefois, on bassinait les chevaux assaillis par les mouches et les taons avec une dédoction de cette mauvaise herbe et les insectes ne s'approchaient plus ensuite des bêtes.

    Il existe encore d'autres renouées : la renouée des oiseaux, la renouée bistorte, la renouée à fleurs de patience... et la renouée des teinturiers (polygonum tinctorium) qui est une plante tinctoriale, comme le pastel dont j'ai déja parlé. Cette plante est toujours utilisée au Japon où l'on prépare en décembre une sorte de compost de feuilles, qui au terme d'une année, livrera le précieux indigo.

     

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  • LE PRUNELLIER (rosacées)

    Cet arbrisseau ou arbuste de 1 à 3 m, touffus, à branches ramifiées et enchevêtrées, épineux, est connu aussi sous les noms de buisson noir, épinette, prunier épineux, fourdrinier...

     

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    Ses piquants sont de petits rameaux dont l'extrémité n'a pas de bourgeons et forme une pointe acérée. Les feuilles sont caduques, simples, alternes ou en petits bouquets, finement dentées, et viennent aprèsles fleurs. Les fleurs sont très nombreuses, blanches, petites, odorantes (avril/mai). A l'époque de la floraison, il arrive que certains confondent le prunellier avec l'aubépine.

    Les fruits sont des drupes (dictionnaire...) bleu gris, mates au début car recouverts d'une pruine, puis bleu noir (octobre/novembre). Peau mince, chair épaisse vert jaunâtre, 1 noyau légèrement aplati. Ils peuvent parfois rester longtemps attachées sur l'arbuste (jusqu'en mars) mais cette année, je ne vois que très peu de prunelles, à cause sans doute des gelées tardives du printemps dernier (à moins que les oiseaux les aient trouvées particulièrement goûteuses).

    C'est un lieu de nidification idéal pour certains oiseaux, notamment la Pie-grièche, qui (paraît-il...) empale ses proies sur les épines. C'est tout mignon ça !!! Pas de pitié dans la nature, mais chacun pour soi...

    Je signale que ça ne se mange pas (très âpre). Certains (ou certaines...) font cependant des confitures après les premières gelées, mais il faut aimer ! Véron, qui fait des confitures peu ordinaires (et aime les jujubes...), nous dira peut-être ce qu'elle en pense. On en fait aussi des eaux de vie et de la liqueur (il paraît que c'est bon).

    Enfin, voici le sens d'une expression à la quelle je tiens ...

  • ERIGERON, OU VERGERETTE, DU CANADA (astéracées)

    C'est une "mauvaise herbe" très commune et très prolifique qui aurait été introduite en France avec les peaux de castors venues du Canada, qu'elle servait à rembourrer. Son nom signifie "poil de vieillard"...

    C'est une annuelle de 30 à 90 cm, poilue, ramifiée au sommet. Elle pousse en colonies, toute droite avec des feuilles alternes, étroites, entières, finement velues, vert cendré. Elle a de très nombreuses fleurs blanchâtres, groupées en bouquet au sommet des tiges (juin à octobre), mais ne sont belles que si l'on se donne la peine de les regarder de très prêt. Ensuite, ces fleurs produisent des akènes surmontés d'aigrettes jaunâtres ce qui donne à la plante une drôle d'allure, un peu ébourriffée, comme moi le matin, bien que je ne sois (pas encore) un vieillard :-)

     

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    Elle est particulièrement féconde (jusqu'à 25 000 graines par pied) ce qui en fait l'un des 5 végétaux les plus communs des régions tempérées.

    Cette plante est tellement commune et banale que l'on ne pense pas à l'utiliser et pourtant... Elle a de nombreuses vertus : elle est diurétique en infusion (plante entière séchée), favorise l'élimination de l'acide urique, et a des propriétés anti-inflammatoires. Propriétés également antihémorragiques, vermifuges, anti-arthritiques...

    Mais c'est aussi une plante tinctoriale de grande valeur qui permet l'obtention de jaunes éclatants.

    Et pour finir, je précise qu'elle contient de la potasse et que ses cendres sont donc très conseillées pour fertiliser les jardins. C'est tout !

  • HYPHOLOME EN TOUFFES (strophariacées)

    Jusqu'à maintenant, il n'y a pas beaucoup de champignons dans les bois de Senlisse et dans la région. Comme je le disais précédemment, pas assez d'eau et nuits froides en septembre... C'est sans doute aussi la raison pour la quelle cette année les feuilles tombent des arbres tôt dans la saison.

    Malgré tout, on trouve ce champignon très commun, du printemps jusqu'à l'automne, notamment en touffes épaisses sur les souches pourries, dans les bois de feuillus.

    Le chapeau est d'un beau jaune de souffre, souvent un peu roussâtre au centre. Les lamelles, jaunes à reflets verdâtres, deviennent brunes foncées à maturité. Le pied est grêle, élancé, nuancé de roux à la base. Sa chair, jaune, au goût (paraît-il...) très amer, le rend immangeable. Il est même suspecté de toxicité.

     

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    Inutile donc de le goûter !!! Je compte sur vous...

  • LE BOLET RUDE

    C'est une espèce très commune que l'on rencontre surtout sous les bouleaux, de juin à octobre. Il est comestible et ne noircit pas mais sa chair un peu molle fait qu'il n'est guère tentant... et je ne le mange pas.

     

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    Il pousse même dans le petit bois, au fond de mon jardin. Dommage que les giroles, cèpes de Bordeaux et autres morilles ne s'acclimatent pas de la même manière !!!

    Cette année, je crains qu'il n'y ait pas beaucoup de champignons autour de Senlisse, les nuits ont été froides ces dernières semaines et il n'a pas beaucoup plu en septembre. Quel dommage, pour les champignons... et pour moi !!!

  • LA BUGLOSSE TOUJOURS VERTE (borraginacées)

    Il existe plusieurs buglosses (ou anchusa) dont la buglosse des champs, assez fréquente autour de Senlisse. Mais c'est de la buglosse toujours verte dont je veux "parler" aujourd'hui.

    Lors d'une promenade dans l'Orléanais, au printemps dernier, nous avons remarqué une plante dont la fleur ressemblait au myosotis (ou à la véronique...) mais pas du tout les feuilles. Nous avons décidé d'en ramener un exemplaire et de la transplanter dans le jardin. Voici le résultat après quelques mois :

     

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    Avant de vivre librement..., cette plante était cultivée à l'origine au Portugal et en Espagne. C'est une vivace de la même famille que la bourrache, de 40 à 100 cm, aux fleurs d'un bleu vif avec un oeil blanc, s'épanouissant (normalement) d'avril à juillet. Celle ramernée dans mon jardin est en pleine floraison depuis septembre dernier et semble se plaîre !

     

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    Les feuilles de cette plante sont énormes et disproportionnées par rapport aux fleurs. Quant à la tige, si elle est brisée, elle peut émrettre de nouvelles tiges qui porteront des fleurs. La racine est pivotante, cassante et elle se régénère aussi lorsqu'on la brise.

    Comme vous voyez cette plantre originale ne manque pas de moyens pour se reproduire et subsister...

  • L'ASPERGE OFFICINALE (liliacées)

    C'est l'asperge commune, ou asperge comestible, c'est à dire une vivace de 0,30 m à 1,50 m, très ramifiée, aux tiges vertes et aux feuilles en forme d'aiguilles rondes et fines en faisceaux, d'un beau vert tendre puis jaune en automne, très décoratives et recherchés par les fleuristes pour agrémenter leurs bouquets. Ces feuilles sont en fait des fausses feuilles ou cladodes (comme le fragon).

     

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    Cette asperge, je la rencontre assez souvent autour de Senlisse, au bord des routes et des chemins, dans les brousailles où elle semble pousser librement mais il s'agit sans doute à l'origine d'asperges cultivées qui ont décidé de vivre leur vie et dont les graines ont été dispersées.

    Les fleurs ressemblent à des petites clochettes, blanc/verdâtre, solitaires ou par deux (juin).

    Les fruits sont des baies orangé puis rouge vif, sphériques, isolées ou par deux, contenant 2 à 6 graines. A la base, reste un calice en forme d'étoile à 6 branches (septembre/octobre). Non comestibles.

     

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    Par contre, les tiges ou jeunes pousses de l'espèce cultivée sont comestibles et TRES appréciées au printemps (en omelette, cuites à la vapeur avec une sauce vinaigrette ou blanche...). J'attends avec la plus grande impatience la prochaine et véritable première récolte dans mon jardin (il faut 3 ou 4 ans pour que les griffes "donnent" vraiment). J'en ai rêvé et je l'ai fait...

    Les asperges contiennent des sels minéraux : potassium, manganèse, fer, magnésium et sont diurétiques.

    Il existe d'autres espèces dont l'asperge des sables, et l'asperge sauvage (plante vivace aux tiges piquantes, commune en Provence et dans tout le midi de la France).