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  • LA MASSETTE (typhacées)

    Jusqu'à maintenant, je n'avais "passé" aucune plante dont la fleur est brune. C'est désormais chose faite avec cette vivace, appelée aussi quenouille (encore !). Tout le monde la connait et elle est originale par sa ses fleurs. On la trouve en touffes notamment dans les fossés humides, les mares, les marécages, les étangs.  Elle peut atteindre 2 m. Les feuilles (vert pâle), plus ou moins larges selon la variété, sont alternes et engainent la tige à sa base.

           

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    Elle est bisexuée et les fleurs sont de couleur marron, ce qui est relativement rare dans la nature. La fleur femelle (couleur chocolat) est cylindrique et ressemble à un cigare en haut de la tige, alors que la fleur mâle (couleur paille ou marron clair) est située juste au dessus. Je parie que vous ne saviez pas cela ! Floraison de juin à août. Les fruits sont des akènes contenus dans l'inflorescence femelle qui persiste tout l'hiver. Cette plante, tout à fait décorative, est très résistante et envahissante.

    Les rhizomes servaient autrefois à fabriquer de la farine.

    Et en plus, cette plante est écolo ! On l'utilise (avec les roseaux) pour épurer les eaux usées.  Voila, c'est tout pour aujourd'hui !



  • LA CHICOREE SAUVAGE (astéracées)

    Encore une astéracée, mais bleue ! L'endive provient d'une variété améliorée de cette chicorée sauvage, blanchie en cave, ainsi que la barbe de capucin.

    C'est une vivace de 0,20 à 1,20 m, aux tiges puissantes et raides renfermant un latex. Les feuilles, rares et poilues en dessous, sont en rosette à la base, dentées dans le haut. Les fleurs, toujours dirigées vers le soleil comme le tournesol, d'un beau bleu ciel, se referment au milieu de la journée. Floraison de juillet à octobre. Fréquente au bord des routes, dans les prés secs.

     

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    On l'appelle aussi chicorée amère. La racine pivotante, noire à l'extérieur et blanche à l'intérieur, peut être séchée et constitue alors après avoir été hachée et torréfiée, un succédané (sans caféïne) du café. Autrefois, elle était très utilisée en mélange avec du café (surtout dans le nord de la France).

     

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    Ses vertus médicinales sont nombreuses (laxative, diurétique, tonique, anti-inflammatoire...) et les feuilles contiennent des vitamines C et du phosphore, la racine de l'inuline. Recommandée pour le foie, les dermatoses, les rhumatismes, le diabète.

    Les feuilles, mélangées à d'autres salades, se mangent si l'on ne craint pas trop l'amertume... 

  • LA VIORNE OBIER (caprifoliacées)

    Son nom latin est : "viburnum opulus" et ses autres noms communs sont : aubier, bois à quenouille, sureau des marais, boule de neige... Il existe une autre plante, cultivée celle-là, qui provient de la viorne obier et qui a de très belles fleurs en boule de neige. On rencontre souvent ces boules de neige "améliorées" dans les jardins et les parcs, mais ses fleurs sont stériles.

    Quant à la plante sauvage, elle bénéficie au contraire de magnifiques grappes rouge vif, à maturité en septembre. Sur ma photo (c'était dimancher dernier, près de Dampierre), les fruits ne sont pas encore totalement mûrs mais j'ai bien aimé cette couleur et j'ai voulu vous en faire profiter. Je repasserai une photo en septembre lorsque les grappes seront rouge vif (si j'y pense...).

     

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    C'est un arbuste touffu de 2 à 4 m de hauteur, à rameaux fragiles que l'on trouve surtout dans les terrains et bois humides et frais. Les feuilles, opposées, de forme ovale, sont découpées en 3 lobes dentés (rarement 5). Les inflorescences blanche, en ombelle étalée, comportent deux sortes de fleurs : au centre des fleurs hermaphrodites, fertiles et sur le pourtour des fleurs asexuées, stériles (mai à juillet). Les fruits sont des drupes verte puis rouge vif à maturité en septembre, brillantes. Chacune contient un seul noyau, aplati.

    L'ingestion des fruits provoque une irritation des muqueuses digestives et des diarrhées... et plus grave encore (coma) en cas d'ingestion massive. Donc, attention aux confusions !!!

    Source : Guide des baies toxiques de Loïc GIRRE chez Delachaux et Niestlé. 

  • LA LAITUE SCARIOLE (astéracées)

    ... ou laitue sauvage, ou doucette, ou Saint Joseph. C'est une annuelle (ou bisannuelle) d'environ 1,80  m. Ici, au milieu d'un champ cultivé, avec au loin d'étranges "choses"... mais ce n'est pas de la même famille.

     

     

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    La tige est raide, érigée, grisâtre. alors que les feuilles sont oblongues, un peu ternes dessous, épineuses sur le bord et le long de la nervure centrale. Les feuilles situées dans la partie supérieure sont presque verticales et engainent la tige. Les fleurs sont jaune pâle et elles apparaîssent de juillet à septembre.

     

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    Cette salade serait l'ancêtre de la salade cultivée. Ce sont les rosettes qui sont délicieuses (paraît-il !) au printemps, avant que les feuilles ne se hérissent de leurs piquants pour lutter contre la sécheresse. Encore faut-il savoir reconnaître ces rosettes ce qui n'est pas toujours évident lorsque la plante est sans tige et sans fleur aucune. Je vais m'entraîner l'année prochaine...

    Cette reconnaissance est d'autrant plus "délicate" qu'il existe une autre variété, la laitue vireuse (ou plante des eunuques), la quelle est très proche de la laitue scariole sauf qu'elle est très amère et TOXIQUE. Son latex blanc contient une substance hypnotique, toxique à dose élevée, qui était utilisée autrefois un peu comme l'opium, pour calmer les douleurs.

  • LA BOURSE A PASTEUR (brassicacées)

    Son vrai nom, c'est capselle bourse-à-pasteur, et il n'y a aucun rapport avec Louis Pasteur. Cette plante doit son nom à la forme de son fruit  rappelant celle d'une ... escarcelle. On l'appelle aussi bourse à berger, molette à berger, bourse de capucin, moutarde de Mithridate..

     

    nature,fleurs,78,photos


    C'est une annuelle, persistant parfois en hiver, de 15 à 40 cm, poilue ou non, avec une rosette de feuilles à la base. Les fleurs sont minuscules et blanches (février à novembre). Les fruits (silicules) sont en forme de coeur, très caractéristiques.

    On la trouve dans tous les lieux secs et incultes et elle se propage grâce aux très nombreuses graines qu'elle libère. Pourtant je la rencontre, me semble-t-il, moins souvent qu'il y a quelques années.

    Une anecdote : pendant la Première Guerre mondiale, elle  remplaça l'ergot de seigle comme remède contre les hémoragies.

    Au printemps, les feuilles sont plaquées au sol et disposées en rosette (ressemble à celle du coquelicot). Ce sont ces rosettes (croquantes et à la saveur un peu salée) que l'on récolte au printemps et parfois à l'automne pour manger crues mélangées à d'autres salades sauvages, ou cuites. Encore faut-il reconnaître ces rosettes alors que la graine si caractéristique n'est pas encore là ! Ces graines sont très recherchées par les oiseaux et les poules. Et les Chinois cultivent cette plante et la consomment comme un légume. Les Japonais, je ne sais pas :-)

    Enfin, dans le langage des fleurs, c'est le remède au mal d'amour et avec la capselle bourse-à-pasteur, "une de perdue, dix de retrouvées"...