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  • LA VERVEINE SAUVAGE (verbénacées)

    Cette verveine, dite aussi verveine officinale, a bien d'autre noms communs : herbe sacrée, herbe à tous les maux, herbe aux sorciers, herbe aux enchantements. Vous vous doutez qu'il s'agit d'une plante précieuse...

     

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    Et pourtant, c'est une vivace fréquente mais discrète, filiforme, de 30 à 120 cm de haut, qui pousse à la campagne, sur les talus, les bords de chemins, dans les bois clairs, et même les friches. Les tiges carrées, creuses, sont pratiquement dépourvues de feuilles et se divisent en rameaux symétriques. Feuilles en rosette au printemps. Les fleurs (juin à octobre) sont petites (3 à 4 mm), blanches et mauves, groupées en un petit épi au sommet des rameaux.

     

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    Cette verveine était considérée par les Grecs, les Romains et les Celtes comme une plante sacrée. Ils la vénéraient tout autant que le gui et pensaient qu'elle chassait les mauvais esprits. Elle était supposée donner la voyance, servait à composer des philtres d'amour et était utilisée pour soigner l'épilepsie (aucun rapport avec les philtres...), les fièvres, les accouchements difficiles et d'innombrables maux.

    De nos jours, on lui reconnaît principalement des vertus toniques, digestives, diurétiques, anti-névralgiques, galactogènes et fébrifuges. Les infusions sont recommandées en cas de digestion difficile, ballonnements, maux d'estomac, rhumatismes, cellulite...

  • LE CHOU MARIN (brassicacées)

    Pour le W.E., nous quittons Senlisse pour aller à la mer... avec le chou marin ou crambe maritime. Je crois déceler chez certains comme une petite déception -:)

     

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    C'est une vivace de 30 à 60 cm , en touffe qui vit sur les plages du littoral, au milieu parfois des galets, sur les falaises et qui ressemble au chou.

    Les feuilles sont charnues et ondulées alors que les tiges sont épaisses. Les fleurs (environ 1 cm), blanches, apparaissent de mai à juin. Les fruits sont des silicules à 2 parties, contenant 1 ou 2 graines, dispersées parfois par la mer.

     

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    "Ca se mange" et ce chou était autrefois cultivé. Il s'écrit qu'il était cultivé au potager royal de Versailles, c'est à dire à quelques kilomètres de Senlisse. Les Romains le conservaient en barils comme de la choucroute.

    ATTENTION, c'est une espèce protégée !

  • LA VALERIANE OFFICINALE (valérianacées)

    On l'appelle aussi herbe aux chats (car l'odeur des racines les excite comme s'ils avaient bu...) ou encore guérit-tout (antispasmodique, anti-épileptique, anti-convulsifiante, sédative du système nerveux et notamment favorise l'endormissement, anti-tumorale... mais seules les racines sont médicinales et ne pas surdoser).

    C'est une plante vigoureuse de 0,50 m à 2,00 m, très commune, que l'on trouve principalement au bord des rivières, les marécages, les prairies humides comporte de nombreuses sous-espèces. Les feuilles sont opposées, dentées, longues et divisées en nombreuses folioles vert foncé avec tige creusée de sillons. Les fleurs (juin à août) sont groupées au sommet des tiges comme des ombellifères et les fruits sont des akènes à aigrette plumeuse.

     

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    Peut être confondue avec la valériane dioïque mais celle-ci est beaucoup plus petite.

    Enfin, on se sert des fleurs en jardinage bio-dynamique pour équilibrer les fermentations du compost (il faut y croire pour que "ça marche" ?).

  • LA BRUNELLE COMMUNE (lamiacées)

    Ses autres noms communs sont : prunelle (à cause de la couleur brune de ses épis floraux), charbonnière. Elle est très fréquente dans les prés, les bois clairs, les paturages, les fossés des routes ... et en colonie dans ma pelouse à SENLISSE (avant qu'elle ne soit grillée par le soleil).

     

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    C'est une vivace de 5 à 40 cm, à la tige carrée, légèrement duveteuse, avec des feuilles opposées, peu nombreuses. Les fleurs (juillet à octobre), au sommet de la tige, sont assemblées en épis courts, bleu violacé, rarement blanches. Ces épis sèchent ensuite, brunissent, persistent pendant tout l'hiver et sont très caractéristiques de l'espèce au printemps suivant.

    On utilise en usage externe contre les coups et les contusions. Elle astringente, fébrifuge, hémostatique, et vulnéraire.

    Confusion possible avec la bugle rampante, entièrement velue et avec un épi plus gros.

  • LA SAUGE DES PRES (lamiacées)

    C'est une vivace de 30 à 80 cm de haut, en rosette au printemps avec des feuilles larges, gaufrées, vert foncé et en fleurs de mai à août, très fréquente dans les prés, le bord des chemins et des champs. Elle est assez belle (bien que poilue...), en touffes, ramifiée et dégage un parfum plus doux que celui de la sauge officinale. Les fins et longs "cheveux" enchevêtrés dans les fleurs, sur ma photo, proviennent d'une autre plante...

     

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     Les fleurs, dressées le long d'une longue tige, sont d'un bleu violet intense (parfois roses ou blanches), avec une corolle à 2 lèvres, la supérieure en forme de capuchon avec 2 étamines. Quand une abeille vient butiner la fleur, son poids fait basculer la lèvre supérieure vers le bas, et le pollen est alors déposé sur le corps de l'animal lequel, en visitant ensuite une autre sauge, déposera ce pollen sur le long pistil qui dépasse. La lèvre inférieure, à 3 lobes, est plus courte.

    Comme la sauge officinale, cette sauge sauvage, a de nombreuses vertus médicinales (les mêmes) mais en moins marqué. Et souvenez-vous : qui a de la sauge dans son jardin, ne connaît pas le médecin.

     

     

     

  • LE CORNOUILLER MALE (2)

    J'ai déja parlé du cornouiller mâle ici, au mois de mars dernier, au moment de la floraison de cet arbre. Et bien voici maintenant, comme promis, le fruit : la cornouille, ou corme, ou cuerne.

     

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    Les cornouilles sont donc là, avec même un peu d'avance cette année. Elles sont comestibles nature quand elles viennent à maturité c'est à dire quand les drupes virent au rouge brillant puis au rouge-bordeaux (elles tombent parfois avant). Elles sont alors acidulées mais peuvent être aussi mangées en compote et en gelée.

    Elles ressemblent un peu aux olives, oblongues, aplaties aux deux extrémités, longues de 15 à 20 mm. La pulpe est rouge et contient un gros noyau allongé marqué de 4 raies. Celui-ci permet son identification car la confusion est possible avec plein d'autres fruits d'arbrisseaux ou de plantes pas toujours comestibles : la douce-amère, certains sorbiers, les aubépines, le tamier...

  • L'HERBE A ETERNUER (astéracées)

    Nous étions, il y a peu, au bord de la rivière avec la jussie, nous y restons avec l'achillée sternutatoire (sternutatoire signifiant : qui provoque l'éternuement) appelée aussi bouton d'argent. En fait, il semblerait qu'elle ne fait pas éternuer grand monde... On la trouve principalement dans les lieux humides, le long des cours d'eau, dans les fossés, les prairies mouillées.

    C'est une vivace qui dure toute l'année, assez commune, à tige dressée de 20 à 70 cm de haut et à rizhome rampant, aux feuilles étroites et très dentées. Elle fleurit en été, l'inflorescence est d'un blanc ivoire très pur. Les fruits sont des akènes.

     

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    On la trouve aussi sous sa forme cultivée dans les jardins mais avec des fleurs doubles. Moi j'aime beaucoup la fleur simple et sauvage, très belle.

  • LA JUSSIE (onagrées)

    Il y a une jussie à grandes fleurs (ludwigie à grandes fleurs) et aussi une jussie à petites fleurs, mais elles sont tout aussi détestables l'une que l'autre car INVASIVES. La commercialisation de ces deux plantes est interdite depuis 2007.

    La jussie à grandes fleurs est une plante aquatique originaire d'Amérique du Sud qui a été introduite volontairement en France pour décorer les bassins... et elle s'est bien plue chez nous. Elle a ainsi colonisé nombre de rivières à faible courant ainsi que des canaux et maintenant, on ne sait plus comment s'en débarasser tant elle est envahissante, étouffant les autres plantes, ralentissant  l'écoulement des eaux et obstruant petit à petit les cours d'eau, empêchant aussi parfois la reproduction des poissons. Il suffit d'un petit morceau de la tige ou des racines (très profondes) pour donner naissance à une nouvelle plante et l'arrachage n'a donc pas d'effet durable.

     

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    C'est une vivace en partie flottante, à rhizomes, et dont la tige dressée peut atteindre un mètre de long (et beaucoup plus sous l'eau). Elle est hermaphrodite. Les feuilles sont semi-persistantes, vert pâle, alternes et velues en dessous. Les fleurs sont d'un beau jaune vif et durent de juin à septembre.

     

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    Voila, je vous déconseille fortement d'en rapporter de vacances pour mettre dans votre bassin de jardin. En plus, c'est strictement interdit. Qu'on se le dise !

    Et sus à la jussie, la fleur du mal.

     

     

  • LA GUIMAUVE OFFICINALE (malvacées)

    On l'appelle aussi guimauve sauvage ou mauve blanche, ressemble à la mauve sauvage, et à la rose trémière.

    C'est une plante des marais salés, fréquente dans l'Ouest sur le littoral, naturalisée ici et là et parfois cultivée dans les jardins. Je ne l'ai donc pas rencontrée autour de Senlisse à l'état sauvage mais dans le marais de la Grande Brière, à l'ouest de Nantes.

     

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    Cette vivace de 0,50 m à 1,50 m est caractérisée par ses feuilles soyeuses, ovales ou triangulaires, d'une très grande douceur. On dirait presque du velours (poils soyeux très fins et denses qui recouvrent les deux faces des feuilles). Les tiges sont fortes et dressées avec, de juin à septembre, des fleurs blanches ou rose pâle, assez petites (solitaires ou en groupe), à l'aisselle des feuilles supérieures : double calice et étamines soudées sur les pistils.

    Autrefois, la guimauve comptait parmi les plantes des jardins des monastères. Elle fait partie des 7 fleurs pectorales; elle calme la sécheresse et l'inflammation de toutes les muqueuses. On donnait à mâcher les racines aux bébés dont les dents poussaient pour calmer l'irritation des gencives.

  • LE SUREAU NOIR (caprifoliacées)

    J'ai déja parlé ici du sureau rouge et du sureau yèble... Aujourd'hui, c'est du sureau noir (sambucus nigra) dont il est question, ou grand sureau, ou sambuc, ou suin.

    Il faut tout d'abord indiquer qu'il s'agit d'un arbre ou arbuste (2 à 10  m de haut), ornemental, à feuilles caduques que l'on trouve souvent près des maisons, dans les bois, les haies, un peu partout en terrains gras. Il est le premier dont les bourgeons éclosent, parfois au mépris du gel, avant même parfois le printemps. Ses branches à l'écorce crevacée sont remplies d'une moelle blanchâtre très tendre et constituent un refuge pour nombre d'oiseaux dont les passereaux. Quant aux feuilles, vert sombre, elles sont grandes (20 à 25 cm), ovales, dentées, et divisées en 5 à 7 folioles.

    Les inflorescences (juin/juillet), en ombelles (10 à 20 cm de diamètre) sont constituées de très nombreuses petites fleurs dressées, odorantes, hermaphrodites, d'un beau blanc jaunissant en séchant. Calice à 5 sépales pointus, corolle bien ouverte à 5 pétales arrondis, 5 étamines à grosses anthères jaune citron.

     

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    Les fruits (août/septembre), très nombreux, sont en grappes lourdes et le plus souvent pendantes. Baies rougeâtre devenant ensuite noires, luisantes, à peau mince, de 5 à 7 mm de diamètre, généralement sphériques, avec pas de chair mais un jus rouge vineux et 3 ou 4 pépins aplatis, arrondis d'un côté, pointus de l'autre.

     

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    Avec ces baies juteuses, on confectionne des gelées, des marmelades, des jus, des sirops, des vins... et le rob. Attention, elles ont un effet purgatif à forte dose. Pour les recettes, c'est ici (beignets...)

    Attention aussi à ne pas le confondre le sureau noir avec le sureau yèble, beaucoup plus petit en taille, dont les grappes noires ne se consomment pas et qui sont toujours dressées alors que celle du sureau noir sont pendantes, leur poids faisant plier les tiges vers le bas.

    A la maison, j'ai un "bouffadou" ramené il y a longtemps du Limousin (tige de sureau évidée de sa moelle servant à attiser le feu en soufflant dedans).