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plantes - Page 13

  • LE TAMIER (dioscoréacées)

    Encore une plante avec des petites boules rouges. Il est parfois difficile de faire la distinction avec la bryone dioïque. Cependant, les fruits de la bryone sont plus gros et surtout, les feuilles n'ont aucune ressemblance. Donc, bien regarder les feuilles... quand il y en a encore et ce n'est plus le cas en ce moment.

     

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    Cette plante herbacée pousse ordinairement au bord des chemins, dans les haies et aussi dans les bois clairs et peut atteindre 3 m de hauteur. Les fleurs (vert jaunâtre) sont en très petits bouquets (mai-juin). Les feuilles sont alternes, entières et grandes, en forme de coeur, vert claire, jaunissant et disparaissant rapidement à l'automne (ma photo a été prise cet été).

    Les fruits sont en grappes de 5 à 20 baies au bout d'un pédoncule assez court, ou en bouquets, jaune orangé puis rouge, brillants avec une petite marque noire au sommet. A l'intérieur, pulpe orangée, juteuse, avec 2 à 6 graines (août à octobre).

    La plante a beaucoup d'autres noms communs : vigne sauvage, raisin du diable, sceau de la vierge, herbe aux femmes battues... On dirait une guirlande de coeurs. C'est assez joli mais c'est TOXIQUE (le rhizome et les baies). Il faut se méfier parfois de ce qui est dit sur internet. La preuve ? c'est ici.

     

  • LE RAISIN D'AMERIQUE (phytolaccacées)

    Ce raisin là, que je trouve assez original, ne pousse pas en principe à SENLISSE (je n'en ai jamais vu). Je l'ai trouvé à l'état sauvage en visitant un ancien cloître dans le Gers, amené là sans doute par des graines transportées par les oiseaux.

     

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    C'est une plante herbacée, de 1 à 3 m de haut, aux tiges dressées, rougeâtres et ramifiées, qui pousse dans les lieux sauvages et incultes (surtout en région méditerranéenne et sud-ouest). Elle a d'autres noms communs : teinturier, épinard des Indes, morelle d'Amérique, faux vin... Elle est originaire d'Amérique (U.S.A. et Canada) et est TOXIQUE dans toutes ses parties.

    Les fleurs (juillet à octobre) sont des inflorescences en grappes allongées, hermaphrodites, blanchâtre avec un peu de vert et de rose. Les feuilles sont entières, alternes, grandes, ovales, lancéolées, verte, avec une nervure centrale bien marquée et en relief.

    Les fruits (août à octobre) sont en longues grappes courbées, avec 60 à 80 baies noires, luisantes et juteuses, un peu aplaties et marquées d'une dizaine de côtes. Dedans, chair et jus d'un violet intense, contenant 8 à 10 pépins. Ces baies servaient autrefois à colorer certains aliments : sucreries et vins.

    Aucune confusion possible (à mon avis) avec une autre plante. Enfin, elle est invasive, donc attention !

  • LA BRYONE DIOIQUE (cucurbitacées)

    Encore une baie sauvage très TOXIQUE, dans toutes ses parties. Elle a beaucoup d'autres noms communs : couleuvre, fausse coloquinte, gros navet, herbe aux femmes battues, navet du diable, racine des vierges, vigne blanche, vigne du diable...

    Elle est très fréquente dans les haies, broussailles, lisières des bois, grillages de clôtures. En octobre, les feuilles sont presque toujours tombées et la bryone fait penser à une guirlande ou un collier de perles rouges.

     

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    C'est une herbacée vivace, dioïque, à tubercule, très grimpante (jusqu'à 4/5 m), à poils raides, avec à chaque feuille une vrille qui s'accroche à tout ce qui est à sa portée. La tige est vert clair avec des lignes longitudinales vert plus foncé.

    Les feuilles sont en général à 5 lobes avec le central un peu plus grand. Les fleurs sont vert/jaunâtre, en bouquets et en clochettes (mai/juillet).

     

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    Les baies sont jaune/verdâtre puis rouge mat, sphériques, contenant un jus à l'odeur forte et 2 à 8 pépins (septembre/octobre).

    La confusion est possible avec le tamier.

  • LA GUEDE, OU PASTEL (brassicacées ou crucifères)

    Pour une fois, je vais donner le nom latin de ma plante mystérieuse. C'est le pastel des teinturiers, ou isastis tinctoria, et cette plante est appréciée depuis la préhistoire pour ses propriétés tinctoriales (certaines parties peuvent servir à préparer des colorants et des teintures).

    C'est une bisannuelle qui pousse au bord des routes et dans les friches (terrains calcaires). La première année, elle produit seulement une rosette de feuilles ovales. Au printemps suivant, une tige violacée s'érige avec des feuilles bleu, en fer de lance et de plus en plus petites vers le sommet (80 à 100 cm de hauteur). Les fleurs d'un jaune vif (avril à juillet) sont en large parapluie épanoui, avec 4 sépales et 4 pétales. Si on les froisse, elles dégagent une odeur de radis (c'est la parente fourragère du navet, colza, choux et radis). Les fruits sont des siliques, pendantes. Propriétés antiscorbutiques et cicatrisantes.

    Si cette plante assez ordinaire me plait autant, c'est avant tout pour son histoire et pour le bleu naturel et exceptionnel que l'on peut obtenir après d'astreignantes transformations des feuilles. Il s'agit bien entendu du bleu des volets de ma dernière note (1er indice).

    Ce pastel a été cultivé de longue date et la fabrication des boules de pâte confectionnées avec les feuilles broyées ("coques" ou "coquagnes") qui servaient à préparer les bains colorants apporta la richesse au XVIème siècle dans tout le sud-ouest, vers Albi et surtout Toulouse. D'ou l'origine de l'espression "pays de cocagne".

    Mais cette prospérité ne dura pas toujours. La concurrence d'autres pays ainsi que la chimie finirent par venir à bout de cette fabrication laborieuse et difficile. Lentement, la culture du pastel fut abandonnée.

    Mais en 1994, un couple d'esthètes s'installe à Lectoure dans le Gers. Ils sont séduits par le bleu du pastel. Des recherches sont alors entreprises, des champs sont replantés et après trois ans d'efforts, un nouveau procédé artisanal de fabrication du fameux pigment voit le jour. C'est le pigment bleu de Lectoure, d'une pureté exceptionnelle. Henri Lambert, un belge passionné et son épouse, américaine, fondent une société et déclinent divers produits : beaux arts, décoration, mode, peinture...

     

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    Elle est pas belle mon histoire, même si la plante est un peu banale ? Pour finir, je précise que Lectoure est une ville située sur l'un des chemins que les Jacquets empruntent pour se rendre à Compostelle (2ème indice). Bon courage Pierre, tu approches (message personnel...)

  • LE JONC EPARS (joncacées)

    Après la massette, et le roseau, voici le jonc épars, autre plante qui a aussi les pieds dans l'eau.

     

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    C'est une vivace de 0, 30 m à 1,00 m, en touffes. Les tiges sont vert/jaune, luisantes, avec... une moelle blanche. Les feuilles sont réduites à des graines brunes à la base des tiges. Inflorescences latérales, près du sommet de la tige (de juin à septembre).

     

  • LA BERCE DU CAUCASE (apiacées)

    Le 10 septembre dernier, je vous parlais ici de la berce commune et vous mettais en garde contre la grande, la très grande berce du caucase. Avec un peu de retard, je vous la présente aujourd'hui, avant qu'elle ne soit complètement desséchée :

     

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    Mais c'est aussi un prétexte pour évoquer en passant... et discrètement, l'art nouveau et une bien belle ville. Cette berce, c'est tout un symbole.

     

  • L'EPILOBE HERISSEE (oenathéracées)

    Il existe de nombreuses variétés d'épilobes (à grappes, à petites fleurs, rosée, des montagnes, des marais...

    Quant à l'épilobe hérissée, c'est une grande vivace (de 0,50 m à 2 m), à longs rhizomes, poilue que l'on rencontre souvent dans les lieux humides (fossés, mares, étangs, rivières).

     

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    Les feuilles sont dentées et les fleurs (juillet à septembre) rose vif viennent à l'aisselle des feuilles, solitaires sur de longs pédoncules, 4 pétales, étamines et style dressés, 4 stigmates en croix.

    Les rosettes se consomment en salade et elles ont, parait-il, une saveur délicate.. On lui donne parfois le nom de doucette d'eau.

    ... Pour donner satisfaction à Véron, qui bien entendu a remarqué que j'avais oublié de parler des graines de l'épilobe (voir le commentaire), je précise que le fruit est une capsule très effilée avec 4 ouvertures longitudinales, laissant échapper des graines très petites et poilues. Et voici, en prime, la photo demandée :

    Il suffisait donc de demander. Le lecteur est roi ici :-)

  • LA GRANDE ORTIE (ortie dioïque)

    Tout comme le pissenlit, ou le chiendent, voici encore une "mauvaise herbe" très commune... et pourtant bénéfique par certains côtés. En effet, elle stimule la croissance d'autres plantes, accentue la saveur des plantes aromatiques voisines, renseigne sur la nature et la qualité du sol... Famille des urticacées.

    L'ortie dioïque indique un sol fertile car elle se plait dans les décombres, les sols riches en nitrates, humides. Elle peut atteindre 1,50 mètres de haut, les feuilles opposées alternes dessinent une croix vues de dessus et sont couvertes de poils urticants contenant de l'acide formique, tout comme la tige. Elle donne de juin à septembre des fleurs vertes pollinisées par le vent. Les fleurs mâles et femelles poussent sur des pieds séparés (alors que la petite ortie ou ortie brûlante porte les fleurs mâles et femelles sur le même pied). Elle se reproduit aussi par ses racines traçantes ce qui explique sa capacité à se propager rapidement.

     

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    Ses utilisations au jardin sont nombreuses :

    . comme purin d'ortie (à la mode ces dernières années, mais attention au... "parfum") : engrais et répulsif pour les insectes,

    . comme activateur de compost,

    . comme nourriture : récolter les jeunes feuilles des sommités avant la floraison, les faire cuire (elles ne piquent plus...) et se préparent en soupe, en gratin... Le goût rappelle un peu celui des épinards ou de la laitue cuite. On en fait aussi des infusions.

    . comme plante médicinale : elle est riche en fer, potassium, silice, magnésium, vitamines A et C. D'après François Couplan, ce serait la plante verte la plus riche en protéïnes. Elle est diurétique et dépurative, et préviendrait même la chute des cheveux en fortifiant le cuir chevelu.

    Alors, vous êtes toujours décidés à vous débarasser des grandes orties qui poussent au fond du jardin ?

    Et si vous êtes un fan de l'ortie (ou si vous pensez le devenir), il existe un petit livre de recettes culinaires spéciales orties : La cuisine de l'ortie de Bernard LEGAY chez AEDIS (ISBN 2-84259-136-4). J'avais acheté ce livre au Salon du Livre à Paris, il y a quelques années. J'ai rencontré cet auteur le mois dernier, par le plus grand des hasards, lors d'une kermesse de village dans la France profonde.