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  • LA CARDAMINE HERISSEE (brassicacées)

    Dans la série salades sauvages, je vous présente aujourd'hui la cardamine hérissée, ou cresson de terre, ou cressonnette. A cette époque de l'année, elle est encore souvent à l'état de rosette et c'est maintenant qu'il faut la cueillir si l'on veut la déguster en salade (comme la plupart des salades sauvages).

     

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    J'ai déja "parlé" ici de la cardamine des prés, c'est la même famille (ainsi que le cresson de fontaine). La cardamine hérissée est une petite vivace de 10 à 30 cm de haut, tout à fait discrète, glabre qui aime les terrains frais et humides comme le bord des fossés et des ruisseaux. Elle est fréquente dans toute la France.

    Les feuilles sont nombreuses et arrondies. Les fleurs (mars à novembre) sont blanches, petites, à 4 étamines. Siliques dressées qui éclatent à maturité, éjectant les graines lorsqu'on les touche.

      

    Cette petite plante a une saveur souffrée, piquante, proche du cresson. Se mange en salade ou en soupe. Elle est riche en vitamine C, diurétique, stimulante, expectorante. Attention à la douve du foie qui, comme les cresson, peut contaminer la cardamine hérissée.

    Ne pas confondre avec la véronique à feuilles de lierre.

  • LES CHATONS DU SAULE (salicacées)

    Après les chatons des noisetiers, voici les chatons des saules. Et des saules, il y en a de très nombreuses espèces : le saule blanc (le plus répandu), le saule triste pleureur, le saule des vanniers, le saule pourpre (chatons aux étamines pourpres)... Ils poussent tous dans les terrains humides et frais et ont des vertus médicinales voisines. Je vous en parlerai une prochaine fois...

    Mais revenons aux chatons qui, en ce moment, sont de sortie dans la nature. Et ils sont à leur avantage, mais attention aux allergies !

     

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    Sur cette photo, vous avez l'immense privilège... de voir sur la même photo la fleur mâle (à droite) et la fleur femelle (à gauche) alors que le saule est une plante dioïque. Chaque individu ne porte que des fleurs mâles ou que des fleurs femelles, mais jamais les deux en même temps. Seuls les mâles produisent des fleurs à étamines jaunes alors que les femelles produisent des fleurs à pistils, de couleur verte, nettement moins beaux (de mon point de vue).

    Comme le cornouiller mâle, c'est un arbre très "apprécié" des abeilles en cette période de l'année où le choix n'est pas encore abondant.

     

  • LE CORNOUILLER MALE (cornacées)

    C'est au mois de mars que l'on peut repérer aisément cet arbre car il est tout fleuri de jaune et ce, avant tous les autres. En plus, il n'a aucune feuille au moment de la floraison. Cet arbre de 4 à 7 m de haut est présent surtout dans l'est et le sud-est de la France mais il y en a un à Senlisse (Garnes), dans une propriété privée. Il déborde un peu sur le trottoir et j'ai vite fait de le remarquer à cette période de l'année. Original, non !!!

    Il peut pousser naturellement dans les bois ou les broussailles. On ne cultive plus cet arbre en France depuis longtemps.

     

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    Les fleurs du cornouiller mâle sont petites et très nombreuses, à 4 pétales groupées en ombrelles et attirent les abeilles. Le nectar rend (paraît-il...) les abeilles malades.

    Le fruit (la cornouille), de la taille d'une olive, arrive à maturité en septembre et est comestible (goût mélangé de cerise et de groseille). Je vous en reparlerai, le moment venu. En attendant, admirez ces petites fleurs... si vous en rencontrez au détour d'une balade.

     

  • LA VIOLETTE ODORANTE (violacées)

    Son autre nom commun : violette de mars. Sa floraison précoce et son parfum délicat (en principe, car parfois inodore) permettent de ne pas la confondre avec d'autres violettes comme la violette des bois, la violette de Rivin... Elles sont toutes aussi belles les unes que les autres et en plus, la confusion serait sans danger. Elle apparaît en général peu de temps après le tussilage, le plus pressé à fleurir après les froidures de l'hiver.

     

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    On la trouve Généralement au bord des chemins, des haies, dans les bois, près des habitations, partout où le sol est riche. Très fréquente.

    C'est une vivace à stolons émettant des rejets, de 5 à 15 cm. Il n'y a pas de tiges, les feuilles et les fleurs sortent directement du rhizome (mars à mai). Les feuilles sont en rosette, forme de coeur, finement dentées, avec un long pétiole. Les fleurs (1  à 1,5 cm), également longuement pédonculées, violet foncé à centre blanc ou entièrement blanches, 5 pétales dont 2 pétales supérieurs dressés. A l'arrière de la fleur, il y a un éperon creux.

     

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    On cueille la fleur de violette, et la feuille, pour les manger en salade car elle sont comestibles et riches en vitamines C et A (et un peu laxatives). En infusion, la violette fluidifie et facilite l'évacuation des sécrétions bronchiques, et calme la toux. On peut aussi préparer une excellente liqueur, du sirop ou des bonbons en faisant confire les fleurs.

    Autrefois, la violette était traditionnellement associée à la mort.

  • LE GINKGO BILOBA (ginkgoacées)

    Bon, il faut être lucide ! Mon petit concours n'a pas remporté un succès "significatif"... Mais après tout, ce qui compte, c'est plus la qualité des intervenants que la quantité. Merci donc à MAP, La Fargussienne, et Véron (c'est elle qui m'a envoyée par la Poste, il y a quelques mois, la graine). Cette graine voyageuse, c'était celle du GINGKO BILOBA. CHIMONANTHUS (colycanthus)

    Mais revenons au ginkgo biloba... C'est très certainement le plus vieil arbre du monde (200 ou 300 millions d'années, selon les auteurs), il a résisté à tous les bouleversements thermiques... et humains. Il est originaire de Chine, fut "découvert" au japon vers 1700 par un médecin de la Compagnie des Indes néerlandaises et planté en Europe pour la première fois en 1730. Son nom vient (paraît-il...) du japonais Gin Yyo, dérivé du chinois Ya Tchio, ou patte de canard (comme sa feuille). Cet arbre ne pouvait que plaîre à Olaf :-) On l'appelle aussi l'arbre aux 40 écus. Celui-ci, planté par Miss B. dans le jardin, est tout jeune.

     

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    On peut dire que c'est une force de la nature (quand il est adulte). Il peut vivre 1000 à 1500 ans et a une taille maximale de 40 m. Sa résistance est tout à fait exceptionnelle à l'adversité et à toutes les catastrophes climatiques et autres, grâce à une faculté d'adaptation remarquable qui serait due sans doute à plusieurs de ses composants et à son activité biologique. Après la bombe d'Hiroshima, rien ne repoussa sur le sol brûlé sauf un ginkgo duquel des bourgeons éclatèrent le printemps suivant.

    C'est un arbre à port pyramidal, ses branches partent du tronc à angle droit et il perd ses feuilles en hiver. Les feuilles sont en forme de patte de canard (ou d'éventail) et la couleur varie du vert clair au vert gris pour passer ensuite à l'or à l'automne. Cet arbre est dioïque c'est à dire que chaque arbre est mâle ou femelle et il n'est pas toujours facile de les distinguer. Il cependant préférable de savoir si c'est un pied mâle ou un pied femelle si l'on veut en planter un dans son jardin. En effet, l’arbre femelle produit des fruits qui dégagent une odeur de rance fort désagréable à l’automne. C’est pour cette raison que les Ginkgos plantés en ville sont toujours des mâles.

    Il s'adapte à tous les climats (- 25°), et résiste très bien aux pollutions de toutes sortes et aux parasites. Il est utilisé depuis très longtemps en médecine par les chinois. Ses propriétés sont nombreuses : stimule et tonifie la circulation, antispasmodique, anti-asthmatique, anti-allergique, anti-oxydant, anti-inflammatoire. Des recherches sont menées depuis de nombreuses années pour déterminer son efficacité dans le traitement de la démence, de la maladie d'Alzheimer et du cancer.

    Un arbre tout à fait exceptionnel !!!

  • LE TUSSILAGE (astéracées)

    C'est une plante originale, pour plusieurs raisons, et l'une des premières fleurs du printemps. Le tussilage est tellement pressé d'annoncer les beaux jours que dès fin février souvent, il fleurit sans prendre le temps de faire les vraies feuilles qui ne viendront qu'après la floraison, c'est à dire en avril/mai. Les feuilles, ce sont les célèbres "pas d'âne" qui rappellent la forme de l'empreinte du sabot de cet animal (je vous les montrerai une autre fois, lorsqu'elle seront là). Son autre nom commun, c'est la racine de peste.

     

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    C'est une plante vivace à souche rampante de 10 à 30 cm dont les tiges non ramifiées portent des écailles rougeâtres, et un seul capitule jaune brillant, composé de 2 sortes de fleurs. Au centre, elles sont courtes et tubuleuses, sur le pourtour, très nombreuses et rayonnantes comme un soleil. Ce capitule est toujours penché vers le sol avant et aussi après son épanouissement. Elles sont très mellifères.

     

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    Les feuilles sont vert/gris dessus, cotonneuses, et blanchâtres dessous. Les fruits bruns portent une aigrette argentée soyeuse. J'ai trouvé cette plante en grand nombre dans un chemin argileux et très humide, non loin de l'ancienne abbaye de Port Royal des Champs, et nulle part ailleurs.

    Les fleurs seraient comestibles selon certains auteurs (crues en salade ou sautées au beurre) alors que d'autres les estiment dangereuses pour la santé et notamment le foie (substance cancérigène brrrrr...). Cette plante est surtout connue, depuis fort longtemps, pour ses vertus médicinales calmantes, adoucissantes (elle contient beaucoup de mucilage). Calme la toux et l'expectoration.

  • LE PERCE-NEIGE (amaryllidacées)

    Pendant longtemps, j'ai cru que le perce-neige était une petite plante à bulbe de nos jardins et qu'elle ne poussait pas spontanément dans la nature, donc que ce n'était pas une véritable plante sauvage.

    Erreur ! Je rencontre souvent cette petite fleur si décorative en colonies importantes dans les sous-bois et en cherchant un peu dans ma doc, j'ai découvert que cette plante se reproduisait par division des bulbes mais aussi grâce à ses petites graines, transportées par... les fourmis. Utiles ces petites bêtes !

     

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    Tout le monde connaît le perce-neige au nom très évocateur, qui fleurit souvent en plein hiver, dès le mois de janvier. Cette année, à Senlisse, sa floraison est en retard, comme d'ailleurs toute la végétation. Il est originaire d'Asie et aime les sols humides et ombragés. C'est une vivace de 10 à 20 cm de haut, avec 2 feuilles étroites, une tige et une seule fleur pour chaque bulbe. La fleur se compose de 3 tépales extérieurs , 3 tépales intérieurs échnacrés et marqués de taches vertes.

    Le bulbe contient un alcaloïde qui soigne... ou soignerait la maladie d'Alzheimer.

    Et au pluriel, on écrit des perce-neige. Logique !

    Enfin, les autres noms de ce joli perce-neige, sont :  galanthine (MAP, ça ne se mange pas...), clochette d'hiver et goutte de lait. Il existe une autre plante très proche du perce-neige et souvent confondue avec lui : la nivéole du printemps, avec 6 tépales identiques.

  • LES SALADES SAUVAGES

    Le printemps va arriver devrait arriver bientôt et les premières belles journées ensoleillées vont faire pousser le pissenlit, la doucette, le coquelicot, la roquette sauvage, la pimprenelle, la laitue vivace, la cardamine hérisséee, la cardamine des prés... et toutes ces salades sauvages particulièrement dépuratives et régénérantes, purifiant ainsi l'organisme et favorisant l'élimination des toxines.

    La cueillette printanière sur les bords de chemin, dans les vignes est particulièrement répandue dans tout le midi de la France. Par chez nous aussi, on peut trouver des plantes à manger crues, mélangées, accompagnées d'une sauce vinaigrette, et si possible de quelques lardons et de croûtons. Certes, certaines de ces salades sont un peu coriaces et plutôt amères mais elles ont aussi une saveur incomparable bien différente des laitues ou scaroles que l'on achète et qui sont issues de l'agriculture intensive.

    Mais tout n'est pas rose. On ramasse souvent les salades sauvages à l'état de rosettes, avant leur floraison, afin qu'elles soient plus tendres. Certaines plantes sont toxiques ou indigestes et avant de vouloir manger des salades sauvages, il faut donc savoir les reconnaître. Et sans les fleurs, ce n'est pas toujours évident. Il y a aussi le problème des pollutions à cause des traitements agricoles, et des voitures sur le bord des routes. Enfin, le risque parasitaire n'est pas négligeable du tout dans la mesure ou ces salades sont mangées crues (douve du foie, toxoplasmose, ténia...).

    Si vous êtes du genre prudent, il vous reste tout de même la solution de semer dès les beaux jours quelques petites graines de salades différentes (et ce tous les 15 jours jusqu'au début septembre), de les regarder pousser chaque jour (c'est passionnant)... et de les déguster avec délice.

     

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    Et si vous n'avez pas de jardin, ou pas le temps, vous pouvez aussi acheter (en dernier recours) et c'est la solution la plus simple, un sachet de mesclum.

    J'ai lu sur Internet que pour réaliser de délicieuses salades de pissenlits, il faut rechercher ceux qui ont poussé dans les taupinières, la plantule ayant été ainsi blanchie. Donc, plus de tendresse. Le fin du fin !