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Fruits et baies sauvages - Page 2

  • LA PARISETTE A 4 FEUILLES (liliacées)

    C'est une curieuse plante que cette parisette ou raisin de renard, ou herbe à Paris, ou étrangle-loup. Elle ne pousse pas à Senlisse mais je l'ai rencontréee dans une forêt humide et ombragée du Jura, cette belle région de France encore sauvegardée.

     

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    C'est une vivace de 25 à 40 cm, avec une longue tige glabre, droite, unique et 4 feuilles au sommet, à odeur désagréable, disposées en croix, étalées horizontalement sur un même plan, grandes, ovales, à 3 à 5 nervures, sessiles. La fleur (mai-juin) est solitaire, étoilée, vert jaunâtre. Quant au fruit (unique) c'est une baie, bleu-noir, contenant des graines rouges.

    Toute la plante, et particulièrement la baie, est vénéneuse. C'est un narcotique qui provoque convulsions, vomissements... pouvant aller jusqu'à la mort. Elle était employée, autrefois, pour soigner certains malades mentaux...

  • LE CHATAIGNIER (2)

    Voici donc, comme promis, la suite du châtaignier.

    Ses feuilles sont caduques, simples, alternes, lancéolées, à dents  pointues presque piquantes, avec une nervure centrale marquée. Vert changeant avec les saisons. Pétiole court. L'écorce du tronc est crevassée, brun foncé, parfois en spirale.

    Le fruit est la bogue, verte puis brunissante, hérissée de fines épines souples. A maturité, cette bogue s'ouvre pour libérer une à trois graines brun acajou (châtaignes). sommet avec faisceau de styles desséchés (octobre/novembre). Intérieur compact, blanc ivoire.

     

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    Dans les Cévennes, on rencontre encore parfois les clèdes (séchoir à châtaignes). Ce sont des constructions adossées au terrain en pente, sur 2 niveaux (on faisait le feu au premier niveau et les châtaignes séchaient au dessus, grâce à la fumée).

    Le bois, qui est dur et imputrescible, servait autrefois pour fabriquer les tonneaux et les bois de mine. Il est encore utilisé en menuiserie, pour la couverture des bâtiments, et en artisanat (castagnettes). On fabrique aussi des paniers avec les jeunes tiges.

    Il paraît que les araignées ne tissent jamais leur toile sur les tiges de châtaignier... car le bois est riche en tanins.

    C'est fini au sujet de ce bel arbre sous lequel on trouve (parfois) de magnifiques cèpes ! Rien que pour cela, je l'aime...

  • LE NOYER (2)

    Comme promis, voici la suite du noyer, de la famille des juglandacées.

     

    Il fleurit seulement après 15/20 ans et ses fleurs apparaissent avant les feuilles, au printemps (avril). Les fleurs mâles naissent de gros bourgeons. Ce sont des chatons (ressemblent vaguement à celles du noisetier mais en plus grand et gros) qui poussent sur le bois de l'année précédente. Les fleurs femelles sont beaucoup plus petites (pistil terminé par un stigmate en deux parties) et apparaissent sur les pousses de l'année. Vous connaissiez les noix mais je suis prêt à parier que vous n'aviez jamais prêté attention aux fleurs...

     

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    Le fruit (noix) est une drupe qui se détache à maturité (septembre/octobre) et la récolte dure environ 3 semaines. Les cerneaux de noix sont enfermés dans une coquille en bois laquelle est elle-même enfermée dans une enveloppe épaisse, le brou.  Le brou de noix sert à teindre les bois mais il est de plus en plus remplacé par l'extrait de cassel. Un seul noyer peut produire jusqu'à 50 kg et on si l'on ne mange pas tout... on peut extraire une huile très parfumée, ou bien du savon ou encore un apéritif, des gâteaux et j'en passe. Quant au bois (très recherché), il sert à fabriquer des meubles et des crosses de fusil (je ne chasse pas...).

     

    Les noix, c'est bon et en plus c'est tout à fait bénéfique pour la santé car riches en oméga 3, en minéraux, en vitamines E et B1, en fibres. Ne pas en abuser cependant car elles irritent les gencives... et ne sont pas spécialement recommandées pour la ligne. C'est une plante médicinale active qui a aussi des propriétés astringentes, toniques, dépuratives...

     

    Il paraît que le noyer n'est jamais touché par la foudre. J'espère qu'il ne s'agit pas d'une information "à la noix" comme on en trouve parfois sur le web... Vrai ? Faux ?

     

    Enfin, le cultivateur de noix s'appelle un nuciculteur et le verger de noix, une noyeraie. Et le gland de Jupiter ?

     

  • LE NOYER (juglandacées)

    Chaque année, j'attends avec impatience la fin du mois de septembre, c'est à dire... l'époque des noix fraîches. Hummmmmm !

     

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    Le noyer est un arbre importé d'Asie, présent un peu partout en France, y compris à l'état sauvage, à croissance lente mais pouvant atteindre 250 ans.

    Il est majestueux (15 à 25 m de haut), le plus souvent isolé, en pleine lumière, et excluant sous sa ramure tous les végétaux pouvant lui faire concurrence pour l'eau, la lumière et les éléments nutritifs. Un sacré égoïste !

    Cette faculté, il la doit à une substance toxique (juglone) qui empêche les autres plantes de germer et de croître autour de lui et à proximité. Elle est contenue dans les feuilles qui dégagent une odeur caractéristique si on les froisse. Elle passe dans le sol au moment de leur chute ou par lessivage quand il pleut. Cette même substance donnerait des migraines et de la fièvre aux humains quand ils séjournent sous un noyer et il existe un dicton selon lequel "sous un noyer, garde-toi de te coucher". Donc, ne pas batifoler à l'ombre d'un noyer...

    Son port est impressionnant, houppier arrondi, aéré. Tronc droit, lisse puis crevassé longitudinalement. Feuillage caduc, grandes feuilles alternes, composées de 7 à 11 folioles ovales, plus grandes en haut.

     

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    Le noyer ne craint pas le froid (sauf les bourgeons floraux qui sont sensibles au gel) mais il redoute la chaleur et la sécheresse. Il aime les sols humifères, frais et bien drainés. Normal pour un noyer :-)

    Il y a beaucoup à dire sur le noyer. La suite, ce sera donc pour la prochaine fois.

     

    Dernière nouvelle : 391 visites hier sur FLORE DE SENLISSE... alors que j'étais absent depuis plus d'une semaine et que la dernière note était donc ancienne. La raison de cette affluence : beaucoup de recherches des internautes sur les champigons. Normal à cette époque !

    J'aime bien, mais je me demande si je ne devrais pas repartir puisque tout va pour le mieux quand je ne suis pas là :-)))

     

  • LA RONCE BLEUATRE (rosacées)

    C'est la fin des mûres et les gelées succulentes sont rangées dans l'armoire pour l'hiver (en espérant qu'il en restera quelques pots à ce moment là...). Mais connaissez vous la fausse mûre, ou ronce bleuâtre ? J'en vois de moins en moins souvent le long des chemins et voici donc le prétexte pour en "parler" aujourd'hui puisque je l'ai photographiée cette semaine.

     

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    C'est comme la mûre mais la plante a des tiges plus courtes (0,20 à 0,80 cm) avec des rameaux cylindriques grêles garnis de beaucoup d'aiguillons mous. Les fruits (septembre) sont en bouquets terminaux composés de grains agglomérés peu nombreux (souvent 3 à 5, parfois 1) et plus gros que ceux de la mûre. La couleur de ces grains est tout à fait belle et ils sont recouverts d'une pruine qui leur donne un ton gris-bleu et mat remarquable (comme les prunelles). A l'intérieur, il y a une graine un peu rouge, en forme de virgule.

    La fleur est blanche en petits bouquets dressés. 5 sépales et 5 pétales fripés. Nombreuses étamines à longs filets blancs et anthères verdâtres.

    Enfin, il faut préciser que comme la mûre, le fruit se mange mais qu'il est acidulé (et puis, il faut encore plus de temps pour les ramasser...)

  • LE FRAISIER DES INDES (rosacées)

    Y-a-t-il quelque chose de plus parfumé et de plus exquis que la fraise des bois ? Je pose la question... et je réponds NON !

    Et surtout pas la fraise des Indes (fragaria indica) qui est insipide et qui  risque de vous rendre malade (troubles digestifs). Elle fréquente assez souvent les bois, le bord des chemins, tout autour de Senlisse.

     

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    Avec un peu d'habitude, on la reconnaît facilement car elle est toute RONDE alors que la vraie fraise, la seule, je veux dire la fraise des bois, est plutôt allongée. De plus, la chair de la fraise des Indes est blanche et elle fleurit jaune.

     

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    C'est une herbacée vivace, à stolons, appelée aussi fraisier de Duchesne, faux fraisier ou encore fraisier à fleurs jaunes et aurait parfois tendance à devenir très envahissante, au détriment de l'autre.

    Et pourtant, elle est belle. Donc, dans la nature (et ailleurs..), ne jamais se fier aux apparences et attention aux contrefaçons :-)

    Je reviens pour dire qu'il est facile de distinguer la fausse de la vraie : le "fruit" de la vraie est toujours retombant et l'autre est toujours dressé.

     

  • LE SUREAU ROUGE (3)

    Non, je ne fais pas une fixation avec le sureau rouge ou sureau à grappes (sambucus racemosa) ! Je suis simplement repassé dans le bois dont je parlais dans ma note du 18 juin dernier et à mon grand étonnement, les oiseaux n'ont pas encore dévoré les belles grappes rouges. Cette année, ils (les oiseaux...) semblent repus car le sorbier des oiseleurs de mon jardin, lui aussi, n'a pas encore été "attaqué". Pourvu qu'il en soit de même avec mes mirabelles.

    Je veux donc vous faire profiter d'une belle grappe de sureau rouge, bien mûre, cette fois.

     

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    Autre nouvelle : les deux boutures de sureau rouge, ramenées du bois en avril dernier, se portent tout à fait bien...

     

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    Je rappelle que les fruits du sureau rouge sont difficilement mangeables à l'état cru. Ils peuvent  être mélangés à d'autres fruits des bois en confiture, gelée, liqueur, sirop... mais ne pas les confondre avec ceux du sorbier des oiseleurs et de la viorne aubier.

  • LE SUREAU ROUGE (2)

    Lorsque j'ai passé ma note sur le sureau rouge, qui en principe pousse en montagne (et qui semble s'être égaré en Yvelines, près de Port Royal des Champs), j'avais promis de mettre une photo lorsque les fruits seraient là. Les voici :

     

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    Ils ne sont pas complètement mûrs, je sais. Le problème, c'est que les oiseaux attendaient, comme moi, que les fruits soient tout à fait rouges... et j'ai décidé de les prendre de vitesse pour faire ma photo.

    J'aurais pu tricher avec Photoshop... Quelle horreur, ce serait vraiment indigne :-)

  • LE NOISETIER (corylacées)

    Les chatons, c'est à dire les fleurs mâles du noisetier, sont de retour depuis un moment déja et ils répandent (ou vont répandre) leur pollen allergisant mais aussi bien utile aux abeilles à la fin de l'hiver.
     
    Les fleurs femelles, elles, sont beaucoup plus discrètes et passent souvent inaperçues sauf si on y regarde de plus près et cela vaut la peine. Elles se trouvent sur les rameaux, ressemblent à un petit bourgeon d'où émerge un minuscule bouquet de pistils rouges.
     
     

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    Les feuilles de cet arbuste sont grandes, caduques, simples, alternes, en forme de coeur, irrégulières, grossièrement dentées, vert foncé, plus claires dessous. Quant aux fruits, les noisettes, ce sont des fruits sauvages bien connus de tous... et aussi des écureuils, des oiseaux, des chevreuils. Elles sont dans une coque dure, ovale, pointue, fauve, "habillée d'une jupe à franges".
     
    Le noisetier (ou coudrier) est un arbuste à nombreuses branches, souples, dressées, partant du sol, de 3 à 5 m de haut. Son écorce est fine, brune, puis gris argenté avec l'âge. Il pousse le long des chemins, dans les haies, en taillis dans les sous-bois clairs et est souvent planté dans les jardins.
     
    Les enfants se servent servaient de ses tiges flexibles pour fabriquer des arcs (aujourd'hui, ils préfèrent les jeux vidéos...). Les branches fourchues étaient utilisées aussi par les sourciers, pour détecter la présence de l'eau souterraine.
     
     
    Bien entendu, les noisettes sont comestibles nature, fraîches ou séchées, grillées ou salées, en apéritif, en confiserie, en pâtisserie, en glace, en liqueur. Et il y a l'huile, pour faire une bonne vinaigrette (à mélanger avec de l'huile ordinaire dans la proportion d'un tiers) et des fines herbes.
     
     
     
    Le noisetier occupe une place à part dans l'imaginaire humain de par son utilisation par les sourciers et les chercheurs d'or. Cette tradition serait rattachée à la symbolique de fertilité qui lui était attribuée (à cause de l'abondance des noisettes qu'il produit). Par un étrange effet d'attraction des semblables, il attirerait à lui deux autres symboles de fertilité, soit l'eau de source et les métaux ayant maturé dans le ventre de la terre.
     
     
    Dans les traditions, il paraît que l'expression "casser des noisettes" désignait l'élan amoureux et que c'est de cette tradition que ce serait inspiré Tchaîkovski pour créer son célèbre ballet. Pourquoi pas...
     

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  • LA MORELLE NOIRE (solanacées)

    Il y a quelques mois, j'avais "parlé" ici de la morelle douce-amère aux fruits rouges (je vais essayer de ne plus faire la faute !). Aujourd'hui, je vous présente la morelle noire, aux fruits ... noirs. Elle a un autre nom : tue-chien. Dans la même famille, on trouve la tomate, l'aubergine et la pomme de terre.

     

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    C'est une annuelle, plutôt petite, de 20 à 60 cm, glabre ou un peu poilue, à l'odeur... pas très agréable. Je l'ai trouvée au bord d'un champ de maïs à l'automne dernier, mais on la rencontre aussi fréquemment dans les terrains vagues, les décombres.

    Les feuilles sont ovales, et entières. Quant aux fleurs (hermaphrodites) elles sont en bouquets, blanches à anthères jaunes (juin à octobre). Les baies (1 cm maximum) sont vertes puis noires avec de très nombreux petits pépins (septembre/octobre) et TOXIQUES, surtout quand elles sont vertes.

     

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    Confusion possible avec la belladone et la parisette.