compteur de visite

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • LA RENOUEE PERSICAIRE (polygonacées)

    Après la renouée amphibie, modèle aquatique, voici la renouée persicaire (polygonum persicaria), qui aime également l'humidité puisqu'on la trouve fréquemment et principalement sur les berges des rivières et des étangs, les terrains vagues, les cultures, dans les sols argileux et riches en azote.

     

    nature,fleurs,senlisse,photos

     

    Cette mauvaise herbe est une annuelle de 10 à 70 cm aux feuilles alternes, allongées et marquées généralement d'une tache noirâtre. La tige érigée ou couchée est ramifiée, teinté de rouge et renflée aux noeuds comme toutes les renouées. Les fleurs sont rose, très petites, groupées en épis denses et allongés (juin à octobre). Fruits globuleux, noir brillant.

     

    nature,fleurs,senlisse,photos

     

    Ses autres noms communs : pied rouge, fer à cheval. Autrefois, on bassinait les chevaux assaillis par les mouches et les taons avec une dédoction de cette mauvaise herbe et les insectes ne s'approchaient plus ensuite des bêtes.

    Il existe encore d'autres renouées : la renouée des oiseaux, la renouée bistorte, la renouée à fleurs de patience... et la renouée des teinturiers (polygonum tinctorium) qui est une plante tinctoriale, comme le pastel dont j'ai déja parlé. Cette plante est toujours utilisée au Japon où l'on prépare en décembre une sorte de compost de feuilles, qui au terme d'une année, livrera le précieux indigo.

     

    nature,fleurs,senlisse,photos

  • LA FAUSSE GIROLLE

    On l'appelle aussi fausse chanterelle ou chanterelle orangée ou clitocybe orangé. Elle est très commune et pousse en octobre en grand nombre principalement sous les résineux, sur les souches pourries des pins, des épicéas, et parfois des feuillus.

     

    nature,champignons,photos

     

    Le chapeau (3 à 5 cm de diamètre) est convexe puis étalé, enfin déprimé en entonnoir, le centre aprfois plus foncé. La marge est mince, enroulée. La cuticule est séparable, mince, toujours sèche, du jaune pâle à l'orange plus ou moins vif.

    Les lames sont plutôt serrées, très ramifiées et le pied (3 à 7 cm) est grêle, évasé sous les lames, plein, souvent brunâtre à la base. La chair est molle, spongieuse, jaune orangée.

    Cette fausse girolle diffère de la "vraie" par sa couleur orangée plus marquée, sa chair molle, ses lames (et non des plis rudimentaires).

    Certains auteurs considèrent que c'est un comestible de qualité et d'autres qu'elle est indigeste. Donc, s'abstenir me paraît être la sagesse, surtout qu'elle peut aussi être confondue avec la pleurote de l'olivier qui elle, est franchement toxique, et cette fois ça ne fait aucun doute.

     

     

  • LE RAISIN D'AMERIQUE (phytolaccacées)

    Ce raisin là, que je trouve assez original, ne pousse pas en principe à SENLISSE (je n'en ai jamais vu). Je l'ai trouvé à l'état sauvage en visitant un ancien cloître dans le Gers, amené là sans doute par des graines transportées par les oiseaux.

     

    nature,plantes,photos

     

    C'est une plante herbacée, de 1 à 3 m de haut, aux tiges dressées, rougeâtres et ramifiées, qui pousse dans les lieux sauvages et incultes (surtout en région méditerranéenne et sud-ouest). Elle a d'autres noms communs : teinturier, épinard des Indes, morelle d'Amérique, faux vin... Elle est originaire d'Amérique (U.S.A. et Canada) et est TOXIQUE dans toutes ses parties.

    Les fleurs (juillet à octobre) sont des inflorescences en grappes allongées, hermaphrodites, blanchâtre avec un peu de vert et de rose. Les feuilles sont entières, alternes, grandes, ovales, lancéolées, verte, avec une nervure centrale bien marquée et en relief.

    Les fruits (août à octobre) sont en longues grappes courbées, avec 60 à 80 baies noires, luisantes et juteuses, un peu aplaties et marquées d'une dizaine de côtes. Dedans, chair et jus d'un violet intense, contenant 8 à 10 pépins. Ces baies servaient autrefois à colorer certains aliments : sucreries et vins.

    Aucune confusion possible (à mon avis) avec une autre plante. Enfin, elle est invasive, donc attention !

  • LE PRUNELLIER (rosacées)

    Cet arbrisseau ou arbuste de 1 à 3 m, touffus, à branches ramifiées et enchevêtrées, épineux, est connu aussi sous les noms de buisson noir, épinette, prunier épineux, fourdrinier...

     

    nature,fruits sauvages,senlisse,photos

     

    Ses piquants sont de petits rameaux dont l'extrémité n'a pas de bourgeons et forme une pointe acérée. Les feuilles sont caduques, simples, alternes ou en petits bouquets, finement dentées, et viennent aprèsles fleurs. Les fleurs sont très nombreuses, blanches, petites, odorantes (avril/mai). A l'époque de la floraison, il arrive que certains confondent le prunellier avec l'aubépine.

    Les fruits sont des drupes (dictionnaire...) bleu gris, mates au début car recouverts d'une pruine, puis bleu noir (octobre/novembre). Peau mince, chair épaisse vert jaunâtre, 1 noyau légèrement aplati. Ils peuvent parfois rester longtemps attachées sur l'arbuste (jusqu'en mars) mais cette année, je ne vois que très peu de prunelles, à cause sans doute des gelées tardives du printemps dernier (à moins que les oiseaux les aient trouvées particulièrement goûteuses).

    C'est un lieu de nidification idéal pour certains oiseaux, notamment la Pie-grièche, qui (paraît-il...) empale ses proies sur les épines. C'est tout mignon ça !!! Pas de pitié dans la nature, mais chacun pour soi...

    Je signale que ça ne se mange pas (très âpre). Certains (ou certaines...) font cependant des confitures après les premières gelées, mais il faut aimer ! Véron, qui fait des confitures peu ordinaires (et aime les jujubes...), nous dira peut-être ce qu'elle en pense. On en fait aussi des eaux de vie et de la liqueur (il paraît que c'est bon).

    Enfin, voici le sens d'une expression à la quelle je tiens ...

  • ERIGERON, OU VERGERETTE, DU CANADA (astéracées)

    C'est une "mauvaise herbe" très commune et très prolifique qui aurait été introduite en France avec les peaux de castors venues du Canada, qu'elle servait à rembourrer. Son nom signifie "poil de vieillard"...

    C'est une annuelle de 30 à 90 cm, poilue, ramifiée au sommet. Elle pousse en colonies, toute droite avec des feuilles alternes, étroites, entières, finement velues, vert cendré. Elle a de très nombreuses fleurs blanchâtres, groupées en bouquet au sommet des tiges (juin à octobre), mais ne sont belles que si l'on se donne la peine de les regarder de très prêt. Ensuite, ces fleurs produisent des akènes surmontés d'aigrettes jaunâtres ce qui donne à la plante une drôle d'allure, un peu ébourriffée, comme moi le matin, bien que je ne sois (pas encore) un vieillard :-)

     

    nature,fleurs,senlisse,photos

     

    Elle est particulièrement féconde (jusqu'à 25 000 graines par pied) ce qui en fait l'un des 5 végétaux les plus communs des régions tempérées.

    Cette plante est tellement commune et banale que l'on ne pense pas à l'utiliser et pourtant... Elle a de nombreuses vertus : elle est diurétique en infusion (plante entière séchée), favorise l'élimination de l'acide urique, et a des propriétés anti-inflammatoires. Propriétés également antihémorragiques, vermifuges, anti-arthritiques...

    Mais c'est aussi une plante tinctoriale de grande valeur qui permet l'obtention de jaunes éclatants.

    Et pour finir, je précise qu'elle contient de la potasse et que ses cendres sont donc très conseillées pour fertiliser les jardins. C'est tout !

  • LE FUSAIN (célastracées)

    Celles et ceux qui connaissent Olaf (!) se souviennent peut-être de son... (comment dire) enthousiasme, attachement, admiration pour le fusain, cet arbuste (2 à 4 m) avec des petites fleurs verdâtres (et discrètes) qui passent complètement inaperçues en mai/juin mais dont les fruits d'un très beau rose clair à rose foncé carminé sont très, très, très décoratifs. Au bord de la route, à Senlisse, il y a actuellement plusieurs de ces arbustes dont le rose éclate au soleil... et j'aime ça.

     

    nature,arbuste,baies sauvages,photos

     

    Les fruits sont des capsules de 13 à 15 mm ayant une forme très particulière, à 4 lobes et c'est la raison pour la quelle ce fusain à d'autres noms communs : bonnet de prêtre, bonnet d'évêque, bonnet de cardinal, mais aussi bois carré (?). Chaque capsule s'ouvre à maturité et contient une graine dans chaque loge. A cette époque de l'année, les feuilles (caduques, opposées, lancéolées) prennent une belle couleur rougeâtre ou violacée, et vont bien vite tomber.

     

    nature,arbuste,baies sauvages,photos

    Le bois de cet arbuste, carbonisé en vase clos, donne le fusain des dessinateurs et pour diminuer son intensité sur le papier à dessin, on utilise de la mie de pain (ou une gomme molle).

    Pour terminer, devinez... C'est TOXIQUE !!! Mais aucune confusion possible, à mon avis, avec une autre plante ou arbuste. L'originalité n'est-elle pas incomparable...

     

  • HYPHOLOME EN TOUFFES (strophariacées)

    Jusqu'à maintenant, il n'y a pas beaucoup de champignons dans les bois de Senlisse et dans la région. Comme je le disais précédemment, pas assez d'eau et nuits froides en septembre... C'est sans doute aussi la raison pour la quelle cette année les feuilles tombent des arbres tôt dans la saison.

    Malgré tout, on trouve ce champignon très commun, du printemps jusqu'à l'automne, notamment en touffes épaisses sur les souches pourries, dans les bois de feuillus.

    Le chapeau est d'un beau jaune de souffre, souvent un peu roussâtre au centre. Les lamelles, jaunes à reflets verdâtres, deviennent brunes foncées à maturité. Le pied est grêle, élancé, nuancé de roux à la base. Sa chair, jaune, au goût (paraît-il...) très amer, le rend immangeable. Il est même suspecté de toxicité.

     

    champignons,nature,senlisse,photos

     

    Inutile donc de le goûter !!! Je compte sur vous...

  • LA BRYONE DIOIQUE (cucurbitacées)

    Encore une baie sauvage très TOXIQUE, dans toutes ses parties. Elle a beaucoup d'autres noms communs : couleuvre, fausse coloquinte, gros navet, herbe aux femmes battues, navet du diable, racine des vierges, vigne blanche, vigne du diable...

    Elle est très fréquente dans les haies, broussailles, lisières des bois, grillages de clôtures. En octobre, les feuilles sont presque toujours tombées et la bryone fait penser à une guirlande ou un collier de perles rouges.

     

    nature,plantes,baies sauvages,photos

     

    C'est une herbacée vivace, dioïque, à tubercule, très grimpante (jusqu'à 4/5 m), à poils raides, avec à chaque feuille une vrille qui s'accroche à tout ce qui est à sa portée. La tige est vert clair avec des lignes longitudinales vert plus foncé.

    Les feuilles sont en général à 5 lobes avec le central un peu plus grand. Les fleurs sont vert/jaunâtre, en bouquets et en clochettes (mai/juillet).

     

    nature,plantes,baies sauvages,photos

     

    Les baies sont jaune/verdâtre puis rouge mat, sphériques, contenant un jus à l'odeur forte et 2 à 8 pépins (septembre/octobre).

    La confusion est possible avec le tamier.

  • LA GUEDE, OU PASTEL (brassicacées ou crucifères)

    Pour une fois, je vais donner le nom latin de ma plante mystérieuse. C'est le pastel des teinturiers, ou isastis tinctoria, et cette plante est appréciée depuis la préhistoire pour ses propriétés tinctoriales (certaines parties peuvent servir à préparer des colorants et des teintures).

    C'est une bisannuelle qui pousse au bord des routes et dans les friches (terrains calcaires). La première année, elle produit seulement une rosette de feuilles ovales. Au printemps suivant, une tige violacée s'érige avec des feuilles bleu, en fer de lance et de plus en plus petites vers le sommet (80 à 100 cm de hauteur). Les fleurs d'un jaune vif (avril à juillet) sont en large parapluie épanoui, avec 4 sépales et 4 pétales. Si on les froisse, elles dégagent une odeur de radis (c'est la parente fourragère du navet, colza, choux et radis). Les fruits sont des siliques, pendantes. Propriétés antiscorbutiques et cicatrisantes.

    Si cette plante assez ordinaire me plait autant, c'est avant tout pour son histoire et pour le bleu naturel et exceptionnel que l'on peut obtenir après d'astreignantes transformations des feuilles. Il s'agit bien entendu du bleu des volets de ma dernière note (1er indice).

    Ce pastel a été cultivé de longue date et la fabrication des boules de pâte confectionnées avec les feuilles broyées ("coques" ou "coquagnes") qui servaient à préparer les bains colorants apporta la richesse au XVIème siècle dans tout le sud-ouest, vers Albi et surtout Toulouse. D'ou l'origine de l'espression "pays de cocagne".

    Mais cette prospérité ne dura pas toujours. La concurrence d'autres pays ainsi que la chimie finirent par venir à bout de cette fabrication laborieuse et difficile. Lentement, la culture du pastel fut abandonnée.

    Mais en 1994, un couple d'esthètes s'installe à Lectoure dans le Gers. Ils sont séduits par le bleu du pastel. Des recherches sont alors entreprises, des champs sont replantés et après trois ans d'efforts, un nouveau procédé artisanal de fabrication du fameux pigment voit le jour. C'est le pigment bleu de Lectoure, d'une pureté exceptionnelle. Henri Lambert, un belge passionné et son épouse, américaine, fondent une société et déclinent divers produits : beaux arts, décoration, mode, peinture...

     

    nature,plantes,bleu des teinturiers,photos

     

    Elle est pas belle mon histoire, même si la plante est un peu banale ? Pour finir, je précise que Lectoure est une ville située sur l'un des chemins que les Jacquets empruntent pour se rendre à Compostelle (2ème indice). Bon courage Pierre, tu approches (message personnel...)

  • LE CORNOUILLER SANGUIN (cornacées)

    C'est un arbrisseau de 1 à 5 m, caractérisé par des feuilles (caduques) opposées avec des nervures secondaires arquées convergent vers la pointe de la feuille. Oui, ce n'est pas très commun !

     

    nature,baies sauvages,78,photos

     

    Les fleurs sont blanches, à 4 pétales, en corymbes (floraison de mai à juillet).

    Quant aux fruits, ce sont de petites baies en grappes, rouge puis noire, contenant un gros noyau globuleux. A l'automne, les feuilles deviennent lie-de-vin.

    L'espèce est très commune (lisières de forêts, haies...). Ses autres noms : bois puant, bois punais, sanguine, cornouiller femelle.

    L"égèrement toxique. Confusion possible (pas pour Sambuca) avec le sureau noir.