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  • LA SAPONAIRE OFFICINALE (caryophyllacées)

    C'est l'herbe à savon, car toute la plante contient de la saponine, un poison particulièremet présent dans les racines, qui produit de la mousse au contact de l'eau. Et le risque en cas d'absorption, n'est pas seulement de faire des bulles !!!

    Autrefois, on utilisait la saponaire comme substitut au savon pour laver le linge. Elle était aussi utilisée (les fleurs) pour laver la soie et la laine. Potentiellement toxique, elle est cependant employée comme médicament pour guérir les inflammations internes.

     

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    C'est une vivace de 30 à 80 cm, fréquente, qui pousse en colonies au bord des routes et des rivières, sur les talus, les terrains vagues, et qui est aussi cultivée dans les jardins.

    Les feuilles sont opposées, ovales, alors que les fleurs, odorantes, à 5 pétales rose pâle, s'épanouissent de juin à septembre. Fruit (capsule) allongé à 4 dents.

    La saponaire officinale ne fait pas partie de mes fleurs préférées car en fin de floraison, elle n'est guère jolie.

     

  • L'AMBROISIE (astéracées)

    Cette mauvaise herbe là est bien connue. Il vaut mieux l'éviter et même la DETRUIRE car elle est invasive. En plus, elle est à l'origine de graves problèmes de santé publique car elle libère une grande quantité de pollen au moment de la floraison (août/septembre), lequel provoque des allergies sévères du genre crises d'asthme, conjonctivites, rhinites... Cette année, "on" en parle moins qu'à l'ordinaire, sans doute à cause de la grippe H1N1 qui tient la vedette.

     

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    C'est une plante herbacée annuelle, ramifiée de 10 à 150 cm de haut, à la tige parfois rougeâtre, avec des sillons.  Feuilles opposées à la base puis alternes, minces et découpées, odorantes. Racine à pivot. Ne pas la confondre avec l'armoise, ou encore le chénopode.

     

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    Elle se développe dans les friches, les cultures, les bords de route et de chemin et colonise très rapidement les espaces libres. Elle est originaire d'Amérique du Nord et a été introduite en France en 1863 ... dans un lot de graines de fourrage. Merci !

    Elle est particulièrement fréquente autour de Lyon, dans la vallée du Rhône et certaines régions du sud de la France. Pour l'instant, rien à signaler à Senlisse, du moins à ma connaissance. Ouf !

    ATCHOUM !!! AT...

  • LA GERMANDREE DES BOIS (lamiacées)

    Ses feuilles caractéristiques et gaufrées ressemblent à celles de la sauge officinale et tout naturellement, cette plante forestière très commune dans les bois, a pris le nom commun de sauge des bois. Ses autres noms communs : thé des bois, herbe du rouvre.

     

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    C'est une vivace de 20 à 40 cm de haut, à souche rampante, poilue, à tige carrée... qui sent un peu l'ail quand on la froisse. Les feuilles ont la forme de coeur, sont opposées, dentées, très ridées.

    Les fleurs sont réunis en épis dressés au sommet de la tige, jaune/vert, poilues, par paire avec des étamines très longues dépassant la corolle. Floraison de juin à septembre.

    Les germandrées sont de nos jours reconnues toxiques notamment au niveau hépatique. Elles ont une saveur très amère.

  • LA VERVEINE SAUVAGE (verbénacées)

    Cette verveine, dite aussi verveine officinale, a bien d'autre noms communs : herbe sacrée, herbe à tous les maux, herbe aux sorciers, herbe aux enchantements. Vous vous doutez qu'il s'agit d'une plante précieuse...

     

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    Et pourtant, c'est une vivace fréquente mais discrète, filiforme, de 30 à 120 cm de haut, qui pousse à la campagne, sur les talus, les bords de chemins, dans les bois clairs, et même les friches. Les tiges carrées, creuses, sont pratiquement dépourvues de feuilles et se divisent en rameaux symétriques. Feuilles en rosette au printemps. Les fleurs (juin à octobre) sont petites (3 à 4 mm), blanches et mauves, groupées en un petit épi au sommet des rameaux.

     

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    Cette verveine était considérée par les Grecs, les Romains et les Celtes comme une plante sacrée. Ils la vénéraient tout autant que le gui et pensaient qu'elle chassait les mauvais esprits. Elle était supposée donner la voyance, servait à composer des philtres d'amour et était utilisée pour soigner l'épilepsie (aucun rapport avec les philtres...), les fièvres, les accouchements difficiles et d'innombrables maux.

    De nos jours, on lui reconnaît principalement des vertus toniques, digestives, diurétiques, anti-névralgiques, galactogènes et fébrifuges. Les infusions sont recommandées en cas de digestion difficile, ballonnements, maux d'estomac, rhumatismes, cellulite...

  • LA VALERIANE OFFICINALE (valérianacées)

    On l'appelle aussi herbe aux chats (car l'odeur des racines les excite comme s'ils avaient bu...) ou encore guérit-tout (antispasmodique, anti-épileptique, anti-convulsifiante, sédative du système nerveux et notamment favorise l'endormissement, anti-tumorale... mais seules les racines sont médicinales et ne pas surdoser).

    C'est une plante vigoureuse de 0,50 m à 2,00 m, très commune, que l'on trouve principalement au bord des rivières, les marécages, les prairies humides comporte de nombreuses sous-espèces. Les feuilles sont opposées, dentées, longues et divisées en nombreuses folioles vert foncé avec tige creusée de sillons. Les fleurs (juin à août) sont groupées au sommet des tiges comme des ombellifères et les fruits sont des akènes à aigrette plumeuse.

     

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    Peut être confondue avec la valériane dioïque mais celle-ci est beaucoup plus petite.

    Enfin, on se sert des fleurs en jardinage bio-dynamique pour équilibrer les fermentations du compost (il faut y croire pour que "ça marche" ?).

  • LA BRUNELLE COMMUNE (lamiacées)

    Ses autres noms communs sont : prunelle (à cause de la couleur brune de ses épis floraux), charbonnière. Elle est très fréquente dans les prés, les bois clairs, les paturages, les fossés des routes ... et en colonie dans ma pelouse à SENLISSE (avant qu'elle ne soit grillée par le soleil).

     

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    C'est une vivace de 5 à 40 cm, à la tige carrée, légèrement duveteuse, avec des feuilles opposées, peu nombreuses. Les fleurs (juillet à octobre), au sommet de la tige, sont assemblées en épis courts, bleu violacé, rarement blanches. Ces épis sèchent ensuite, brunissent, persistent pendant tout l'hiver et sont très caractéristiques de l'espèce au printemps suivant.

    On utilise en usage externe contre les coups et les contusions. Elle astringente, fébrifuge, hémostatique, et vulnéraire.

    Confusion possible avec la bugle rampante, entièrement velue et avec un épi plus gros.

  • LA SAUGE DES PRES (lamiacées)

    C'est une vivace de 30 à 80 cm de haut, en rosette au printemps avec des feuilles larges, gaufrées, vert foncé et en fleurs de mai à août, très fréquente dans les prés, le bord des chemins et des champs. Elle est assez belle (bien que poilue...), en touffes, ramifiée et dégage un parfum plus doux que celui de la sauge officinale. Les fins et longs "cheveux" enchevêtrés dans les fleurs, sur ma photo, proviennent d'une autre plante...

     

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     Les fleurs, dressées le long d'une longue tige, sont d'un bleu violet intense (parfois roses ou blanches), avec une corolle à 2 lèvres, la supérieure en forme de capuchon avec 2 étamines. Quand une abeille vient butiner la fleur, son poids fait basculer la lèvre supérieure vers le bas, et le pollen est alors déposé sur le corps de l'animal lequel, en visitant ensuite une autre sauge, déposera ce pollen sur le long pistil qui dépasse. La lèvre inférieure, à 3 lobes, est plus courte.

    Comme la sauge officinale, cette sauge sauvage, a de nombreuses vertus médicinales (les mêmes) mais en moins marqué. Et souvenez-vous : qui a de la sauge dans son jardin, ne connaît pas le médecin.

     

     

     

  • LE CORNOUILLER MALE (2)

    J'ai déja parlé du cornouiller mâle ici, au mois de mars dernier, au moment de la floraison de cet arbre. Et bien voici maintenant, comme promis, le fruit : la cornouille, ou corme, ou cuerne.

     

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    Les cornouilles sont donc là, avec même un peu d'avance cette année. Elles sont comestibles nature quand elles viennent à maturité c'est à dire quand les drupes virent au rouge brillant puis au rouge-bordeaux (elles tombent parfois avant). Elles sont alors acidulées mais peuvent être aussi mangées en compote et en gelée.

    Elles ressemblent un peu aux olives, oblongues, aplaties aux deux extrémités, longues de 15 à 20 mm. La pulpe est rouge et contient un gros noyau allongé marqué de 4 raies. Celui-ci permet son identification car la confusion est possible avec plein d'autres fruits d'arbrisseaux ou de plantes pas toujours comestibles : la douce-amère, certains sorbiers, les aubépines, le tamier...